Le trafic de la Côte-Nord sous surveillance policière à partir d’aujourd’hui

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Par Karine Dufour-Cauchon
Le trafic de la Côte-Nord sous surveillance policière à partir d’aujourd’hui

(Mis à jour 13h55)Les visiteurs devront avoir d’excellentes raisons de se déplacer sur le territoire de la Côte-Nord à partir d’aujourd’hui, 28 mars.

La vice-première ministre du Québec Geneviève Guilbault a rencontré aujourd’hui les médias dans le point de presse quotidien de son gouvernement. Elle a annoncé que certaines régions éloignées du Québec feront l’objet d’un contrôle routier accru.

L’objectif de la nouvelle ordonnance de contrôler les déplacements dans ces endroits jugés « plus vulnérables » en raison de leur situation géographique isolée. « Les populations de ses secteurs sont plus à risque car elles sont plus vieilles en général, plus à risque de contracter le virus et d’en vivre des complications», a clarifié le directeur national de l’institut de la santé publique, le Dr Horacio Arruda.

La Côte-Nord n’est donc pas la seule région à faire l’objet de cette mesure.  Voici l’ensemble des régions concernées:

-La Côte-Nord

-Le Nord du Québec

-Le Nunavik

-Le Bas St-Laurent

-L’Abitibi Témiscamingue

-Le Saguenay Lac-Saint-Jean

-La Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

– Les Terres-Cris-de-la-Baie-James

« L’important, c’est d’y protéger les gens qui y résident. Il y aura des points de contrôle sur les grands axes routiers. À partir de 16 h, ne vous surprenez pas si vous vous faites intercepter davantage. Si on ne remplit pas les critères de déplacement essentiel, on va vous retourner de l’endroit d’où vous venez », a déclaré la vice-première ministre.

L’initiative s’inspire d’une stratégie chinoise qui, en limitant l’accès aux régions moins affectées par la COVID-19, a pu ralentir sa propagation dans le pays.

Le docteur Arruda a aussi précisé que les cas recensés dans ces régions ne sont pas encore d’origine communautaire. « Ce sont surtout des gens qui rentrent de voyage qui ont contracté le virus à l’étranger » qui sont dépistés dans ses régions du Québec.

La « bras droit » du premier ministre François Legault rappelle qu’aucune région du Québec n’est à l’abri de la COVID-19.

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