COVID-19: la Sûreté du Québec sur le terrain

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Par Emelie Bernier
COVID-19: la Sûreté du Québec sur le terrain
Annick Vigeant, Vincent Gauthier et leurs enfants, Victor et Anne-Sophie, à l'Auberge de la Rive.

Annick Vigeant est la propriétaire de l’Auberge de la Rive, à Saint-Joseph-de-la-Rive avec son conjoint. En raison de la pandémie de COVID-19, ils ont fermé leur institution d’hébergement le 19 mars. Ils ont reçu la visite d’un policier de la Sûreté du Québec le 25 mars dernier. « Il était très courtois et s’est enquis à savoir si nous avions des touristes à l’auberge. Il n’est pas entré, il a été très gentil. Il m’a juste demandé si on continuait à héberger des gens, s’il y avait des touristes qui venaient nous voir », indique Mme Vigeant.

Ann Mathieu, du service des communications de la Sûreté du Québec, affirme que «les agents de la SQ peuvent se déployer dans des endroits jugés névralgiques afin  de répondre au aux préoccupations des citoyens et des commerçants, d’être présent sur le terrain pour faire de la prévention et rassurer la population », indique Mme Mathieu.

Jusqu’à présent, « les gens collaborent bien », ajoute-t-elle. « On travaille vraiment en prévention et en sensibilisation.  On est aussi en assistance à la santé publique, mais on n’a pas rencontré de situation problématique jusqu’ici.»

Devant l’interdiction de réunion récemment proclamée par le gouvernement québécois, des appels du public sont parfois placés à la centrale. « Les appels qu’on reçoit ici sont analysés à la pièce. On recueille tous les éléments relatifs à ce que la personne nous amène et dépendamment de la situation, c’est soit dirigé vers le 1-877 ou vers un policier. A ce moment-ci,  oui,  on reçoit des appels relativement à des regroupements, mais notre mandat est de faire de la sensibilisation et ça se déroule bien », conclut Mme Mathieu

Devant la situation, exceptionnelle, Annick Vigeant choisit de rester positive. «Ça a des impacts. On a dû écourter la saison hivernale et on a eu des annulations pour le mois de mai. Mais on se croise les doigts pour que tout aille bien durant la saison estivale », confie-t-elle. Devant ce climat incertain, elle espère que les Québécois seront nombreux à prendre leurs vacances dans la province. « Jusqu’à il y a 4 ou 5 jours, on avait des réservations qui rentraient pour l’été, mais là, c’est au point mort. Il y a beaucoup d’appels à prendre les vacances dans la province, on espère que ce sera entendu! », conclut l’aubergiste.

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