« Quand ça va mal, demande de l’aide »

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Par Gilles Fiset
« Quand ça va mal, demande de l’aide »
Étienne Boulay lors de sa conférence dans Charlevoix.

« Quand ça va mal, demande de l’aide ». C’est le conseil qu’est venu donner Étienne Boulay, vedette du football canadien de 2006 à 2012, durant la semaine de prévention du suicide en s’adressant particulièrement aux hommes de Charlevoix.

On comprend pourquoi quand on sait que près de 90% des personnes dans la région ayant posé le geste fatal sont de sexe masculin.

Le 6 février, l’ancien athlète professionnel très connu Étienne Boulay est venu donner une conférence sur le sujet délicat du suicide au Cabaret de l’Auberge La Maison Otis.

Tout en racontant nombre d’anecdotes savoureuses sur son passé d’ancien footballeur professionnel, sa descente aux enfers dans la dépendance aux drogues et à l’alcool et sur sa tentative de suicide, Étienne Boulay exposait sa fragilité, sa sensibilité et le besoin de tout un chacun, même des vedettes du sport, d’avoir un peu de support de temps en temps.

Un témoignage qui ébranlait quelques tabous par rapport à la vision traditionnelle de la masculinité.
«Je ne me sens pas moins homme parce que je consulte. C’est si simple de le faire. Il y a même des gens formés pour nous aider qui sont disponibles juste pour ça. Souvent, on a honte de le faire, surtout les hommes. On a peur d’être vu comme un faible, un lâche. Mais le vrai courage, c’est justement d’affronter ses problèmes en reconnaissant que l’on a besoin d’un coup de main de temps en temps», confie M. Boulay en entrevue après la conférence.

D’ailleurs, le choix de cette figure emblématique de la masculinité comme conférencier n’a pas été fait au hasard par le Centre de prévention du suicide de Charlevoix, l’organisme qui a présenté la conférence.
«On espérait rejoindre les hommes qui ne seraient pas venus nécessairement pour entendre une conférence sur le suicide, mais qui se donneraient la peine de venir pour écouter une vedette sportive comme Étienne», affirme Renée-Claude Laroche, directrice du Centre de prévention.

«Même si la tendance commence à changer, le nombre de décès par suicide est encore beaucoup plus élevé chez les hommes au Québec et particulièrement dans Charlevoix», énonce Mme Laroche en ajoutant que selon elle, 90% des décès par suicide dans la région sont occasionnés par des hommes.

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