Un second souffle pour Amélie

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Par Émélie Bernier
Un second souffle pour Amélie
Amélie et la petite Hope, qui fréquente le service de garde familial.

 

Atteinte de fibrose kystique, Amélie Tremblay est en attente d’une greffe bi-pulmonaire qui améliorera considérablement sa qualité de vie. La démarche entourant l’opération, complexe, obligera cependant la jeune femme et son mari à s’exiler hors de la région pour plusieurs mois, une démarche coûteuse pour laquelle sa famille, tissée serrée autour d’elle,  sollicite votre aide.

«Moi, ça me gênait beaucoup trop de demander… », dit-elle, le souffle court.

Sa capacité pulmonaire n’est plus que de 35%. La greffe lui donnera, littéralement, un second souffle. «Je suis pas rendue au bout de ma capacité pulmonaire, mais les médecins m’ont parlé de la greffe avant que je sois rendue à l’extrême », poursuit-elle.

Amélie Tremblay est née il y a 25 ans. Chétive, la petite a inquiété les docteurs qui n’ont mis qu’un mois à poser l’effrayant diagnostic. « Quand je suis née, l’espérance de vie des personnes atteintes était de 10 ans. Aujourd’hui, il est de 50 ans », relate la jeune femme de Saint-Hilarion. Ses nouveaux poumons pourraient lui permettre d’envisager de se rendre à cet âge « vénérable », voire même de le dépasser, car la recherche ne cesse de faire des pas en avant.

Une seconde naissance

«Ça va tout changer, ça va être une nouvelle vie pour moi. Vivre comme vous autres, je ne connais pas ça. J’aimais ça faire du vélo, de la marche, je faisais du ski alpin avant. Depuis 3 ans, mes poumons s’affaiblissent de jour en jour et je ne peux pas faire grand’chose», explique la jeune femme.  Malgré sa condition, elle ne s’apitoie pas sur son sort, heureuse de compter sur une famille et un mari qui la soutiennent.

 

«Je me suis mariée il y a 3 ans. On était jeunes, mais on était rendus là! Mon chum est très soutenant, il  toujours là avec moi, à tous les rendez-vous. On s’est marié pour le meilleur et pour le pire. J’aimerais avoir des enfants, mais je ne peux pas à cause de la greffe, alors nous avons commencé les procédures d’adoption au Québec », raconte la jeune femme qui donnait jusqu’à récemment un coup de main à sa mère qui tient une garderie familiale.  Celle-ci se trouve d’ailleurs au rez-de-chaussée de la maison d’Amélie. Pas un peu dangereux, ce « nid à microbes »? «Ma mère a parlé aux parents pour leur demander de garder les enfants lorsqu’ils sont malades. Les parents sont avec nous, ils comprennent très bien», dit-elle, reconnaissante.

Pas guérie, mais en vie

Pour Amélie, un simple rhume peut virer à la catastrophe. L’an dernier, elle a passé près de la moitié de l’année à l’hôpital… Cet automne, une pneumonie l’a clouée au lit durant 2 mois.  Oui, la « FK » lui mène la vie dure, mais la greffe lui donne l’espoir d’un nouvel élan.

«Je ne serai pas guérie, mais les poumons n’auront plus la maladie. Présentement, c’est comme si je respirais dans une paille, le nez bouché…Je dors avec de l’oxygène. Je ne peux pas aller dehors quand il fait chaud, ni quand il fait froid… Sur Facebook , il y a un groupe FK et je jase avec des gens qui ont eu la greffe.  Ils me préviennent que je risque de m’étouffer les premières fois que je vais respirer comme tout le monde…Ça me rassure d’en parler, parce que c’est sûr que c’est stressant, la greffe », confie Amélie.

Amélie, avec sa mère et son mari qui la suivent dans toutes les étapes qui mèneront à la greffe.

Un processus complexe… et coûteux

La première étape est de se retrouver sur la liste d’attente. Dès lors, elle devra se trouver à proximité de l’hôpital, à Montréal. «Nous avons choisi Montréal parce que la procédure est moins longue. En plus de devoir être proche quand je serai sur la liste parce que la greffe doit se produire rapidement, je serai en convalescence pour une durée d’un à trois mois. Mon amoureux devra être avec moi », explique-t-elle. D’où cette levée de fond, mise sur pied par sa famille. «J’aurai besoin d’environ 50 000$ pour la procédure. Mon conjoint doit arrêter de travailler. Heureusement, mon oncle est son patron et il comprend la situation… On doit se loger en ville tout en payant les termes ici… J’ai fait beaucoup de bénévolat pour la FK et c’est à mon tour de demander de l’aide… Ça me gêne beaucoup de demander », ajoute-t-elle.

Elle a une pensée pour le cousin de son amoureux, atteint de FK lui aussi… « Il était en attente de la greffe, mais il ne l’a pas eu à temps… Il est décédé l’automne dernier », glisse-t-elle.

Marraine du petit Charles-Alexis depuis décembre, Amélie a un but : jouer dehors avec son filleul.

« Ça été mon plus beau cadeau, ça m’a vraiment remonté le moral de devenir marraine du fils de ma cousine. Après la greffe, je vais pouvoir jouer dehors avec lui! », lance Amélie.

Pour aider Amélie Tremblay à atteindre son but, visitez le bit.ly/EnRouteVersDeNouveauxPoumons ou faites parvenir vos dons par chèque au 255, rang 1, Saint-Hilarion, G0A 3V0.

Le 8 mars de 10h à midi, Amélie vous invite à bruncher en sa compagnie à la salle des loisirs de St-Hilarion. Tous les profits de ce brunch offert gracieusement par le service de traiteur Yannick Lapointe aider Amélie à défrayer une partie des frais liés à son opération. Procurez-vous des billets en composant le 418-457-3913.

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