Chronique de Francis Savard-Leduc: un kilowattheure à la fois

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Par Francis Savard-Leduc
Chronique de Francis Savard-Leduc: un kilowattheure à la fois
Notre chroniqueur aime sa voiture électrique.

Il y a bientôt un an, j’ai transformé l’espoir naïf d’indépendance d’un adolescent de 17 ans déjà très ambitieux en une routine quotidienne. Ça m’aura pris un peu plus de 5 ans, une éternité quand on est si jeune (en perspective!), mais comme jeune étudiant en colocation loin de chez lui, posséder un véhicule électrique est devenu une belle aventure! 

S’acheter une voiture à 22 ans, ce n’est pas la fin du monde. S’affranchir du passage aux pompes à essence et renoncer à l’idéal nord-américain du moteur à combustion, c’est pratiquement un deuil pour certains. Le faire aux études, à l’âge du budget serré et des décisions prises en conséquence du nombre de repas aux spaghettis et hot-dogs par semaine, ça met le clou dans le cercueil simplement lorsque l’on s’arrête au prix affiché.

Rassurez-vous : mon pot de vitamines me donnait les couleurs qu’une alimentation étudiante de fin de session échouait à faire apparaître sur mon visage. Mais surtout, mon portefeuille m’a remercié pour les choix sensés et il le fait encore aujourd’hui, même si ma situation financière s’est améliorée une fois affranchi des obligations reliées aux frais de scolarité universitaires!

Vous me voyez sûrement venir en n’ayant qu’une chose en tête : « En région montagneuse, c’est bon rien ces bibittes-là, on n’a pas de bornes en plus! » Et pourtant, mon expérience en véhicule électrique (VÉ pour les intimes) s’est révélée être d’autant plus satisfaisante dans Charlevoix, particulièrement en raison des nombreuses bornes qui poussent en bord de route. Avec une autonomie toujours grandissante, nos côtes charlevoisiennes ne sont pas plus inquiétantes que les autoroutes de villes.

D’ailleurs, histoire de vérifier tout ça, que vous soyez enthousiastes, curieux ou encore même plutôt réfractaires, je vous invite quand même à vous rendre à l’hôtel de ville de La Malbaie ce dimanche 4 août entre 13 h 30 et 16 h à la Rencontre VÉ Charlevoix. L’Association des véhicules électriques du Québec (AVÉQ) offrira entre autres des essais routiers gratuits de plusieurs de ces véhicules. C’est l’occasion ou jamais d’en conduire une pour quelques minutes, de discuter avec des propriétaires avec quelques années d’expérience et qui sait, peut-être même de vous affranchir des pompes à essence.

Ce n’est pas non plus comme si on était à pied dans ces véhicules, loin de là. Généralement très bien équipés, les véhicules électriques grand public flambants neufs se situent dans une classe de prix légèrement plus élevée qui vient par contre avec des options supérieures parce qu’on économise sur les composantes mécaniques. Quand on additionne et qu’on internalise les dépenses reliées aux véhicules traditionnels (essence, entretien, usure), on se rend compte assez rapidement que l’échange est plutôt favorable. Si vous possédez plus d’un véhicule, il n’y a que peu de raisons de ne pas en avoir un qui soit électrique tellement votre qualité de vie risque d’en être bonifiée.

De mon côté, j’ai remplacé des dépenses variables et ma dépendance aux prix à la pompe par un paiement bien fixe et quelques dollars par années au trésor public québécois à travers Hydro-Québec. Tout ça sans gaz à effet de serre. Bon, ça venait aussi avec son lot de questions et de mythes balancés par-ci par-là, pour questionner mon achat « dérangeant » aux yeux de certains, mais j’accepte avec le sourire d’être devenu bien malgré moi un ambassadeur dans mon entourage. Et la bonne nouvelle c’est que l’argent sauvé sur mes changements d’huile m’a permis de manger autre chose que du spaghetti!

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