Défi des 21 : Jacques Desmeules a failli abandonner

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Par Gilles Fiset
Défi des 21 : Jacques Desmeules a failli abandonner
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Perclus de douleurs, découragé et exténué par sa lutte continuelle contre un vent à arracher les cornes d’un bœuf, Jacques Desmeules se fait rappeler à l’ordre par sa conjointe et termine finalement la terrible course en se rappelant son mantra, abandonner n’est pas une option.

Notre ultracycliste de la région, Jacques Desmeules, a participé au défi des 21 en fin de semaine. Appelé ainsi en l’honneur des 21 premiers colons qui ont défriché les régions du Saguenay et de Charlevoix, le défi consiste à parcourir 339 km en 16 heures maximum en complétant l’aller-retour entre Saguenay et Charlevoix. La distance ne comporte que quelques kilomètres de plat. C’est tout dire de l’effort à donner.

La cinquantaine de participants prend le départ à cinq heures du matin et se rend jusqu’à Saint-Siméon sans trop de problèmes, mais c’est le retour qui fut le plus pénible. De forts vents soufflent presque en permanence avec des rafales de plus de 70 km/h. « Lorsque nous avons tourné au rang Sainte-Catherine pour Saint-Hilarion, ce fut le début de l’enfer », commente Jacques sur sa page Facebook. De Saint-Urbain jusqu’au rang Saint-Jean à Boileau, l’ultracycliste doit rouler 107 km avec un terrible vent de face. Tellement qu’au chalet du Lac des cygnes, de nombreux coureurs décident d’abandonner. Même Jacques y pense lui aussi. « Entre le chalet et la Galette (dans le parc des Grands-Jardins NDLR) ce fut un véritable combat avec moi-même. Au km 244, je commence à penser à abandonner », est-il écrit sur sa page.

Il en parle donc à sa conjointe, Émilia, qui lance un « ben voyons, 100 km c’est ton réchauffement d’habitude ». Jaques se rappelle alors son mantra, abandonner n’est pas une option, et décide de continuer. Mais encore plus de souffrances l’attendaient. « Jamais je n’aurais pu imaginer des vents si forts et intenses! Plus je m’approchais du sommet, plus j’avais de la peine à rester en équilibre sur mon vélo! Les rafales étaient si intenses et continues que je roulais à la vitesse minimum pour rester en équilibre », confie-t-il.

Mais le temps file et Jacques doit accélérer la cadence s’il veut compléter le parcours dans les temps. Heureusement, deux cyclistes le rejoignent et notre ultracycliste se joint à eux pour traverser la terrible épreuve. Ensemble, ils peuvent se relayer pour couper le vent. « Je leur dois une fière chandelle, je me suis empressé de les remercier après l’épreuve », témoigne le Charlevoisien qui terminera la course à 20 heures 57 minutes et 30 secondes, quelques minutes avant la fin du temps règlementaire.

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