Feu du rang Saint-Ours : « on voyait les veaux prendre en feu »

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Par Gilles Fiset
Feu du rang Saint-Ours : « on voyait les veaux prendre en feu »
Ce qui reste du bâtiment agricole.

Un bâtiment de ferme abritant plus de 200 animaux a été la proie des flammes cette nuit dans le rang Saint-Ours.

Réveillé en pleine nuit par l’appel de sa voisine, Jimmy Tremblay, le copropriétaire de l’entreprise agricole, a « sauté dans ses culottes » et il s’est immédiatement dirigé vers l’incendie. « Je voulais faire sortir les animaux, mais c’était déjà trop tard, le feu sortait de partout », confie-t-il.

En marchant vers le bâtiment en flamme, il a pu assister à un bien triste spectacle. « On voyait les veaux prendre en feu. Ils étaient dans un endroit à part, dans une fausse à aire ouverte avec un toit entouré d’une barrière. Ils avaient plus d’aires que les moutons. Eux, contrairement aux veaux, on ne les entendait plus. Ils étaient asphyxiés », relate M. Tremblay. Ce dernier raconte que dès qu’il a constaté qu’il ne pouvait porter secours aux animaux, il a tout de suite pensé à sécuriser les lieux et à couper l’électricité.

Maitre de lui malgré les évènements, il a dû faire entendre raison conjointe. Celle-ci voulait s’approcher du brasier pour secourir des chèvres qu’elles avaient domptées et nourries au biberon elle-même.

Les pompiers sont arrivés et ils se sont chargés de l’incendie.

M. Tremblay se console en se disant qu’il n’y a pas eu de pertes de vie humaine.

Il veut continuer d’élever de l’agneau et du mouton pour l’abattage, ce qu’il faisant depuis cinq ans. Il lui sera difficile cependant de reconstituer le cheptel qu’il avait, une lignée rare de moutons africains, très recherchée sur le marché. Heureusement, Jimmy Tremblay travaille dans le domaine du commerce d’animaux, ce qui lui rendra la tâche moins pénible.

De l’entraide

Depuis ce matin le téléphone a sonné plus d’une cinquantaine de fois. Des amis d’un peu partout et d’autres propriétaires d’entreprises agricoles lui demandent des nouvelles et lui offre leur aide pour rebâtir. Le visage de l’entrepreneur agricole s’illumine un peu quand il raconte cela.

La vie continue

En plus de faire de l’élevage, Jimmy Tremblay s’occupe du transport des animaux de différents éleveurs de la région. « Les producteurs peuvent se rassurer. Ils auront du service. Quand même que je me mette à pleurer sur mon sort, ça ne ramènera pas mes bêtes », dit-il en terminant d’un air résolu.

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