Alexann en croisade contre les crimes sexuels

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Par Karine Dufour-Cauchon
Alexann en croisade contre les crimes sexuels
La muraille d’Alexann Bilodeau-Bouchard, intervenante au CALACS de Charlevoix, composée avec l’ensemble des empreintes d’engagements des étudiants au secondaire de Charlevoix.

Toi, que peux-tu faire pour contrer les violences sexuelles ? Alexann Bilodeau-Bouchard est allée à la rencontre des jeunes pour leur poser cette question. Son objectif : sensibiliser les adultes de demain à ce fléau social qui touche encore une femme sur trois et un homme sur six.

Le programme Empreinte dans les écoles secondaires a été mis en place par le Regroupement québécois des Centres d’Aide et de Lutte contre les Agressions à Caractère Sexuel (CALACS). Alexann Bilodeau-Bouchard, intervenante au CALACS de Charlevoix, a décidé d’aborder la problématique de façon originale et concrète avec les jeunes d’ici.

« À la base, le ministère de l’Éducation oblige les enseignants à traiter de ses sujets avec leurs élèves, cependant ce n’est pas tous les enseignants qui sont à l’aise avec ce contenu. On offre notre expertise en la matière pour livrer ce matériel de sensibilisation », explique Alexann.

La démarche est une première pour l’organisation. Les trois écoles secondaires ont été visitées jusqu’à maintenant.« Les jeunes avaient à prendre un engagement concret pour aider à contrer les agressions sexuelles à leur façon. J’ai décidé de créer une mosaïque avec leurs engagements pour que les élèves voient le fruit de leur travail et qu’ils comprennent qu’ensemble, on peut se positionner contre les violences sexuelles », continue l’intervenante, qui voulait « graver ces engagements afin qu’ils ne les oublient pas ».

Alexann conclut en soulignant que les crimes sexuels ne doivent pas rester tabou. « C’est un sujet que l’on ne doit pas avoir peur de parler avec les jeunes. La sexualité, c’est tout ce qui a de plus naturel puisque la majorité de la population a une sexualité active. Si l’on est mal à l’aise en abordant le sujet avec les jeunes, ils vont le sentir, et ça ne favorise pas des discussions constructives ».

Le programme s’attaque à d’autres sujets connexes aux violences sexuelles : l’hypersexualisation, le consentement, les impacts d’une agression sexuelle chez une victime, et d’autres aspects de cette problématique. L’objectif ultime est de démanteler les statistiques. Encore aujourd’hui, seulement 6% des agressions sont rapportées à la police, selon le ministère de la Sécurité publique.

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