(Reportage vidéo) Ces jeunes qui ne sont pas assez beaux

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Par Karine Dufour-Cauchon
(Reportage vidéo) Ces jeunes qui ne sont pas assez beaux
Audrey-Anne Tremblay, Myriam Guay, Sarah Belley et Mariane Roy, devant leur mosaïque célébrant la diversité corporelle.

« Trop grosse, trop maigre, pas assez musclé, trop ceci et trop cela ! » À l’ère des médias sociaux, la quête du corps parfait hante les jeunes qui en viennent à prendre des moyens nocifs pour arriver à l’inatteignable. C’est le constat que font quatre finissantes en Techniques d’éducation spécialisée. Elles décident d’attaquer le problème de front.

Par Karine Dufour-Cauchon (reportage vidéo Claude Boulet) 

En terminant leur formation au Centre d’études collégiales en Charlevoix, Audrey-Anne Tremblay, Myriam Guay, Sarah Belley et Mariane Roy ont décidé d’amener des solutions simples à ce problème complexe. La démarche s’inscrit dans le cadre de leur projet final en vue d’être officiellement diplômées en tant qu’éducatrice spécialisée.

Les chercheuses dressent d’abord un portrait alarmant du problème de l’image corporelle chez les jeunes. « En regardant les statistiques du niveau de satisfaction corporelle des adolescents et jeunes adultes dans la Capitale-Nationale, 65,4 % des garçons disent vouloir modifier leur poids. Chez les filles, c’est 75 %. On parle de trois jeunes filles sur quatre insatisfaites par leur apparence ! C’est énorme », entame Audrey-Anne.

Ce problème de société, prenant source dans plusieurs aspects du quotidien, est surtout amplifiée par le phénomène des réseaux sociaux, comme le constate les étudiantes : « Les médias, mais surtout les médias sociaux sont en partie responsables de ce phénomène. Les jeunes sont exposés à des critères de beauté inatteignables. On parle surtout de critères de minceur chez les filles et de critères de musculation prédominante chez les garçons », explique à son tour Sarah.

Comment s’attaque-t-on à un aussi gros problème de société, qui allie construits sociaux et médias de masse ? « Considérant les limites de temps et de ressources, nous avons développé des moyens concrets de faire de la prévention chez les jeunes, de 12 à 20 ans », continue Mariane.

« On a constaté qu’ils trouvent beaucoup de moyens pour contrôler leur poids et leur image. Ça peut-être avec l’entraînement excessif ou une sous-alimentation. Nous avons donc décidé de faire des affiches, des autocollants pour miroir et des serviettes d’entraînement arborant des messages de sensibilisation », soutient Myriam.

Les étudiantes sont également allées transmettre leur message d’inclusitivé sur le terrain avec le montage d’une mosaïque dans les écoles.

En conclusion, les futures éducatrices souhaitent passer un message à vous, lecteurs, qui pouvez « faire une différence dans ce fléau médiatique. En encourageant un entraînement sain, en arrêtant de complimenter la perte de poids ou de commenter une prise de poids, on diminue la pression de l’entourage, qui à cet âge, est important. Plus tôt on travaille ces facteurs de risques, plus il y a de chance que l’estime de soi augmente chez nos jeunes », conseille le groupe.

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L’avantage de la laideur sur la beauté, c’est qu’elle dure. (S. Gainsbourg)