Motocross: Marc-André Tremblay passe chez les pros

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Par Gilles Fiset
Motocross: Marc-André Tremblay passe chez les pros
Photo prise sur la page Facebook de Marc-André Tremblay avec son autorisation.

Passionné de motocross depuis son enfance, Marc-André Tremblay de Saint-Siméon fait son entrée au niveau professionnel cet été.

C’est à l’âge de 12 ans que Marc-André reçoit sa première moto et commence à s’amuser sur les pistes. Conquis par le sport, il se découvre rapidement un certain talent et, après avoir dominé la classe intermédiaire l’an dernier, il est passé chez les professionnels cette saison. Une classe dans laquelle il devra effectuer une douzaine de courses dont une de niveau national à Deschambault au mois d’aout.

Le motocross, tout un sport

Pour ceux qui pensent que le motocross n’est pas un sport parce que l’on enfourche une moto, sachez que Marc-André s’entraine trois jours complets par semaine pendant toute la saison et que durant l’hiver, il s’entraine quatre soirs toutes les semaines, question de garder sa propre mécanique corporelle au point. « C’est un sport extrêmement physique, selon moi. Quelquefois pendant les compétitions de niveau national, il faut donner le maximum pendant une demi-heure sans arrêt pendant une course. Ça demande beaucoup de résistance », explique le pilote de motocross de Saint-Siméon qui sait de quoi il parle étant lui-même monteur de ligne pour Hydro Québec, un métier très exigeant physiquement.

Depuis quelque temps, Marc-André passe la fin de semaine sur les pistes du stade olympique pour être au maximum de sa forme.

Heureusement, sa compagne, Kym Lachance, une passionnée de motocross elle aussi, s’entraine avec lui. Elle fait même aussi de la compétition, mais pas encore au niveau professionnel. « C’est Kym qui m’a ramené au motocross » témoigne Marc-André qui avait arrêté plusieurs années avant de revenir dans le circuit des pilotes il y a trois ans.

C’est la passion qui le pousse à enfourcher sa moto toutes les semaines et non l’appât du gain. Contrairement à d’autres coureurs qui rêvent de faire carrière aux États-Unis par exemple, Marc-André n’a pas vraiment l’intention de tout lâcher et d’aller tenter sa chance. Réaliste et pragmatique, il trouve sa situation professionnelle confortable à la société d’État et tient à la garder.

Sa plus grosse compétition sera

L’argent, le nerf de la guerre

Le motocross est un sport couteux, très couteux même. Marc-André estime qu’il doit dépenser entre 10 000 $ et 15 000 $ pour une saison en frais de carburant, de pièce, de vêtements et de déplacements. Cela sans compter l’achat des motos. « Je roule énormément avec mes motos et je leur en demande tellement que normalement, je devrais les changer tous les ans », confie-t-il. Mais à 10 000 $ pièce, il se contente de le faire au deux ans. Même si quelques commanditaires tels Honda Charlevoix lui permettent d’éponger ses frais, l’ajout d’autres commanditaires seraient très apprécié.

 

Marc-André et Kym. Photo prise sur la page Facebook de Marc-André Tremblay avec son aimable autorisation.

Marc-André Tremblay en pleine action. Photo prise sur la page Facebook de Marc-André Tremblay avec son aimable autorisation.

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