La « claque dans face » marocaine

Photo de Karine Dufour-Cauchon
Par Karine Dufour-Cauchon
La « claque dans face » marocaine
Mathilde Dubuc au sommet de l'une des plus hautes dunes de sable de Merzouga.

Une poignée d’élèves de Centre éducatif Saint-Aubin se sont lancés dans une aventure de taille en s’envolant pour le Maroc en mars. En entrevue avec Le Charlevoisien, quelques étudiants ayant pris part à l’expérience racontent leur immersion qui les a marqués telle « une claque dans face ».

Trente-cinq adolescents avides d’aventures et de découvertes ont rendu visite à cette destination touristique prisée du nord de l’Afrique du 28 février au 12 mars. Avec le recul de l’expérience vécue, Gabriel Martin-Horik , 17 ans, raconte la marque profonde que le Maroc a laissée en lui.

Les 35 élèves sur le site antique de Volubilis.*

« Ce qui m’a marqué le plus, c’est vraiment le peuple marocain. La culture, les gens accueillants, le désert, les monuments anciens, les ruines romaines qui ont des milliers d’années. Le pays en tant que tel est un très beau », débute l’étudiant de cinquième secondaire, encore fébrile de la beauté des lieux.

Pour Jacob Bouchard, 16 ans, les paysages ont également ébranlé sa perception du monde. « Les paysages sont incroyables. Ça fait drôle de partir de Montréal où il y a des gratte-ciels, et qu’on arrive là-bas et qu’on voit des bâtiments faits en terre cuite. C’est vraiment une claque dans face. C’est vraiment différent du Québec. Ça m’a marqué beaucoup », complète-t-il.

Thierry Gagné, 17 ans, a été tout aussi dépaysé que ces camarades de classe. « Ce qui m’a marqué c’est le dépaysement. Moi, je viens d’un village. De me ramasser au beau milieu du désert , ça a été dépaysant. Dans les marchés publics aussi, c’est spécial de devoir négocier pour ses achats ».

Se plaindre le ventre plein

Le voyage organisé par l’école secondaire avait également une vocation communautaire. En effet, les élèves sont allés à la rencontre de jeunes du Maroc vivant dans un orphelinat, véritable pilier social du village visité.

« Moi, ce voyage-là m’a remis en question, surtout au niveau de nos dépenses et de notre rapport à l’argent. Eux, ils vivent avec vraiment peu de choses, tandis que nous, on est habitué de vivre dans la richesse. Après, on se sent mal de revenir à notre vie de surconsommation alors qu’eux ne vivent avec presque rien », commente Thierry, qui réalise maintenant qu’il « est chanceux d’aller à l’école, d’avoir des parents et d’avoir commencé dans la vie avec plus que lui-même et quelques morceaux de vêtements ».

« Quand on revient ici au Québec, ça nous amène à apprécier plus ce qu’on a, même les petites choses banales de la vie. Eux, ils n’ont peut-être pas grand-chose, mais ils ont toujours le sourire, ils sont toujours heureux et ils trouvent le moyen de s’amuser malgré tout », termine Gabriel Martin-Horik qui encourage nos lecteurs à aller à la rencontre d’autres cultures.

Une de leurs quatre accompagnateurs, Évelyne Fortin conclut l’entretien en soutenant que « le but était vraiment de rendre le voyage accessible aux étudiants ». En multipliant les types de financement, le projet a pu voir le jour en allant chercher des fonds dans la région. « Quand on travaille et qu’on met les efforts comme nous l’avons fait pendant un an, c’est quelque chose qui est atteignable. Tout le monde a mis la main à la pâte pour qu’on y arrive », lance-t-elle en terminant.

La ville de Fès et son quartier des tanneurs.*

*L’ensemble des crédits photos reviennent à Jonathan Cloutier.

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