Classique hivernale Bauer: impliquer davantage le hockey mineur

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Par Gilles Fiset
Classique hivernale Bauer: impliquer davantage le hockey mineur

 C’est le souhait qu’a exprimé le porte-parole de la Classique hivernale Bauer 2019, Stéphane Quintal qui y voit une façon de remplir davantage les arénas et, du même coup, de promouvoir le hockey chez les jeunes.

Bien que la quatrième édition de la Classique hivernale Bauer qui se déroulait le vendredi et samedi 15 et 16 mars ait attiré plus de 1 000 personnes en tout, M. Quintal pense que l’on peut faire mieux. « J’aurais aimé avoir plus de monde dans les arénas, mais on verra l’an prochain pour la stratégie de la vente de billets », a-t-il affirmé en entrevue.

Pour cela, Stéphane Quintal a avancé l’idée d’impliquer davantage le hockey mineur. « Il pourrait y avoir deux matchs, un avec les petits avant le match avec les adultes. Ça pourrait leur donner davantage le goût de jouer au hockey », soutient-il.

Une idée qui plait sûrement à Mark Messier, la vedette de la fin de semaine. « J’aime les enfants et j’espère les inspirer les garçons et les filles et j’espère que leurs rêves se réaliseront comme j’ai pu réaliser les miens », dévoile-t-il en entrevue.

Un séjour agréable pour les pros

Les anciens professionnels de la LNH présents en fin de semaine ont pu profiter d’un moment de franche camaraderie. « C’est toujours plaisant de se retrouver parce que c’est ce qui nous manque le plus quand on arrête de jouer, la camaraderie d’être ensemble. Je pense que si on demande à n’importe quel joueur de hockey qui a terminé sa carrière et il va te répondre que c’est l’esprit d’équipe qui lui manque le plus », exprime Stéphane Quintal.

Plusieurs de ces derniers auraient d’ailleurs déjà signalé leur intention de revenir l’an prochain, dont Mark Messier qui ne connaissait pas la région avant le dernier weekend. « J’ai conduit de Montréal pour venir ici et c’était une belle promenade en voiture le long du Saint-Laurent. C’était très beau, j’ai beaucoup aimé et la région est très belle », affirme-t-il.

L’accueil que Charlevoix leur réserve joue pour beaucoup dans la décision pour les pros d’accepter l’invitation ou non. « Ce qui fait que les gens veulent revenir c’est la façon dont ils sont accueillis. C’est plus facile de les avoir années après année si les gens ont du plaisir. Certains ont déjà mentionné leur intention de revenir l’an prochain et ça c’est un bon signe pour le futur », explique Alain Dufour du Domaine Laforest, un des initiateurs de l’événement.

L’ancien des Nordiques de Québec, Michel Goulet ne s’est pas fait prier pour venir. « Je n’ai pas été difficile à convaincre. C’est la deuxième fois que je viens et on est reçu comme des rois. C’est très agréable et c’est pou une bonne cause », dit-il. Pourtant, à 58 ans, a trouvé son temps de glace assez pénible. « J’ai été opéré aux deux hanches, alors la partie va être longue », a-t-il confié sur le banc des joueurs juste après le réchauffement.

Le stress est absent, la forme aussi

Bien que tous ne soient pas dans le même cas que Michel Goulet, l’âge et le peu de temps passé sur les glaces font leur œuvre. « Disons que des fois, dans notre tête, on pense que l’on est capable de faire des choses que l’on faisait à 20 ans, mais un moment donné, on se rend compte que l’o ne peut plus exécuter des jeux ou des mouvements que l’on faisait avant et ça devient un peu frustrant pour nous. Mais quand même on s’amuse et on n’a plus le stress que l’on avait quand on était professionnel. Ça, c’est du passé », explique l’ancien joueur de Nordiques de Québec, Dave Pichette.

Même le grand Mark Messier commence lui aussi à penser à ses jeunes années avec nostalgie. « Je ne patine plus très souvent et le joueur qui me donne le plus de difficulté, c’est moi-même. C’est un gros défi pour moi ce que je fais ici », a-t-il confié.

 

 

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