Jonathan Harvey, troisième au Canada en ju-jutsu brésilien

Photo de Gilles Fiset
Par Gilles Fiset
Jonathan Harvey, troisième au Canada en ju-jutsu brésilien
Jonathan durant un de ses combats. Jonathan est au-dessus. Photo gracieuseté

Ayant dû quitter sa région natale pour aller étudier à Québec, Jonathan Harvey de La Malbaie s’initie à un art martial peu connu au Québec et en moins d’un an remporte la troisième position dans un championnat canadien.

Jonathan Harvey, 22 ans de La Malbaie, a remporté la médaille de bronze au « Canadian National Pro » de ju-jutsu brésilien à Ottawa le 23 février. « J’ai réussi à gagné deux combats sur les trois que j’ai faits », explique Jonathan qui pratique cette discipline martiale depuis presqu’un an au Nova Gym de Québec. Il se rend même tous les mois à Montréal pour y parfaire sa technique auprès d’instructeurs très qualifiés.

Pendant ses cinq années d’études secondaires, Jonathan a pratiqué le football avec l’équipe interscolaire des Rafales. Bien qu’il avoue lui-même avoir beaucoup aimé se tirailler avec ses amis, il n’avait jamais eu l’occasion de faire un sport de lutte avant son arrivée à Québec sauf un petit cours d’initiation au ju-jutsu avec Daniel Cauchon, qu’il avait adoré par ailleurs.

Ayant arrêté ses études en techniques de génie mécanique pour entrer dans les Forces armées canadiennes, Jonathan a bien l’intention de poursuivre la compétition dans sa discipline. Il s’entraine de 10 à 15 heures par semaine en ju-jutsu, mais aussi en boxe, sport qu’il a pratiqué pendant plusieurs années dès son arrivée à Québec à 17 ans.

Ju-jutsu brésilien?

Le ju-jutsu est l’art martial japonais pratiqué anciennement par les Samurais duquel on a inventé le judo, un sport de combat olympique. Le ju-jutsu brésilien, quant à lui, est une forme de ju-jutsu modifié par les pratiquants au Brésil pour en faire un art spécialisé dans la lutte corps à corps sans frappe, axé sur le combat au sol. « En compétition, on peut remporter un combat par soumission grâce à un étranglement ou à une clé de bras ou de jambe ou encore additionner les points qui sont donnés selon les techniques que l’on utilise. Celui qui a le plus de points l’emporte », ajoute Jonathan.

Pour les amateurs de combats extrêmes, le ju-jutsu brésilien est l’une des disciplines de base que doivent maitriser les combattants avec la lutte, la boxe et la boxe thaïlandaise, une forme de kick-boxing.

Pour Jonathan cependant, sa discipline ne doit pas être associée à la violence que certains peuvent reprocher à ce type de sport professionnel. « Tout le monde peut pratiquer le ju-jutsu brésilien. Selon, moi, ça ne rend pas les gens plus violents, au contraire, ça fait l’effet inverse. Quand tu pratiques ce genre de discipline, tu n’as rien à prouver à personne et tu peux faire sortir ton agressivité durant les cours ou les compétitions dans un environnement contrôlé et codifié », pense Jonathan. « On devrait même l’enseigner aux jeunes, car ça permet de développer la forme physique tout en apprenant des techniques d’autodéfense et, comme tous les arts martiaux, il y a un côté éthique qui se développe à travers le respect de l’adversaire », ajoute-t-il en terminant.

Jonathan Harvey et sa médaille de bronze. Photo gracieuseté

 

 

Partager cet article

Laissez un commentaire

avatar
  S'inscrire  
Me notifier des