Le Camp Le Manoir veut devenir « la » référence

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Par Emelie Bernier
Le Camp Le Manoir veut devenir « la » référence

 

Géré comme organisme à but non lucratif depuis 2015, le Camp Le Manoir continue sa progression. Après avoir vu son chiffre d’affaires croître de 24% en 2017, l’organisation a connu une nouvelle hausse de 22% en 2018. Des défis demeurent cependant pour assurer la pérennité de l’organisation après le retrait définitif des Frères du Sacré-Cœur l’an prochain.

L’année 2018 aura été marquée par un éclatement du territoire d’intervention de l’équipe du Camp Le Manoir. « Avec des camps d’anglais à Baie-Saint-Paul et La Malbaie et la gestion du camp de jour à l’Isle-aux-Coudres, l’expertise du camp se propage dans la région  et c’est notre souhait», explique Thomas Lepage-Gouin,  directeur général. «On prend des camps à charge avec nos programmations, nos activités, nos protocoles. C’est le camp,  mais dans d’autres installations. Mon but est que le logo « Camp Le Manoir » soit un sceau de qualité ». Il se dit ravi de l’adhésion que suscite le camp.

«Il y avait beaucoup d’inconnu au début, mais on est beaucoup plus structuré.  On a vécu une grosse année de développement l’an dernier, on a dépassé nos propres limites tant au sens propre que figuré. Ça se stabilise. On sent qu’on prend un rythme de croisière », indique M. Lepage-Gouin.

Le camp a pu dégager des profits de 60 000$, qui seront réinvestis dans les opérations. «On a toujours fait des sous depuis que je suis ici, mais c’est notre meilleur bilan à date. Notre budget annuel est de 500 000$ », précise le dg.

Le Camp Le Manoir est toujours locataire des Frères du Sacré-Cœur, mais cette entente vient à échéance en 2020. «Pour la suite, les modalités sont à déterminer. On travaille avec un consultant  pour définir quelle est la meilleure solution pour l’avenir du camp. Est-ce nous qui en faisons l’acquisition ou un ensemble de partenaires? Tout est sur la table, c’est majeur. La réflexion n’est pas tant sur le coût d’acquisition que sur la pérennisation. Il faut s’assurer que ça puisse être durable », insiste M. Lepage-Gouin.

Le camp emploie 38 personnes durant la haute saison. Plusieurs des employés sont d’ex-campeurs. Le camp offre d’ailleurs un programme pour former les futurs moniteurs. Des emplois sont affichés sur le site et les inscriptions pour les campeurs sont aussi en cours. Les camps d’anglais de Baie-Saint-Paul et La Malbaie reviendront dans une formule bonifiée afin d’accueillir davantage de jeunes. Des discussions sont en cours afin que le camp de jour de L’Isle-aux-Coudres soit de retour. Le camp de jour, les camps avec nuitées et les camps thématiques de même que les camps GUÈPE, axés sur l’écologie, se tiendront  sur place aux Éboulements.

Des ententes avec les municipalités de saint-Irénée et Les Éboulements permettent aux parents de bénéficier d’un support financier lorsqu’ils inscrivent leurs enfants au camp. « Entre 2015 et 2018, on a connu 103% d’augmentation. L’an dernier, pour un total de campeurs de 480, on a eu 6667 jours/camps. On est très fier de nos résultats, mais on vise à maximiser nos opérations et utiliser notre site à son plein potentiel tout en exportant notre expertise sur le terriroire », conclut Thomas Lepage-Gouin.

Photos: courtoisie Le Camp Le Manoir

 

 

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