La gestion écologique du Havre inquiète les contribuables

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Par Karine Dufour-Cauchon
La gestion écologique du Havre inquiète les contribuables

Lors de l’assemblée publique de La Malbaie sur le projet du Havre le 26 février, des inquiétudes se sont faites entendre par rapport à l’aspect environnemental de l’aménagement du nouvel espace événementiel prévu sur le terrain adjacent au Musée de Charlevoix. 

À la suite de l’exposé du maire Michel Couturier sur l’ensemble des aspects du projet, l’ex-mairesse Lise Lapointe a été la première personne à partager ses inquiétudes par rapport aux impacts écologiques du Havre. « Il faut des études environnementales, il faut (entre autres) questionner le volume de béton », s’est exprimée Mme Lapointe, constatant le manque de réflexion sur cette facette du Havre.

Un résident du chemin des Falaises s’est ensuite inquiété sur la consommation d’eau potable que pourraient engendrer les éventuels jeux d’eau prévus sur les futures installations. Il considère que lui-même, en tant utilisateur du service public d’aqueduc, est déjà restreint dans son utilisation d’eau personnelle à des fins d’arrosage extérieur.  Il soulève le fait que l’utilisation publique de l’eau est déjà contraignante, laissant M. Couturier  sur une nouvelle piste de réflexion qu’il avoue n’avoir pas abordée avec son conseil.

Bien que le maire dit entendre les demandes des citoyens, il ne commandera pas d’études plus poussées sur les impacts environnementaux du projet du Havre: « Ce sont des commentaires que je peux retenir. Mais on a des toits verts en pente, une structure en bois et en béton, ce qui me semble normal. La consommation d’eau potable (générée par les jeux d’eau) sera récupérée par un système de pompage probablement » commente M. Couturier. Il conclut en lançant : « Je ne pense pas que ce soit une catastrophe écologique, ce projet-là ».

Sans toutefois rejeter entièrement le projet du Havre, plusieurs personnes présentes ont manifesté l’intérêt de le repenser sur d’autres aspects. Le maire de La Malbaie tient tout de même à déposer une résolution finale le 11 mars.

Une centaine de personnes ont assisté à la séance publique d’information sur le Havre, un projet d’accueil récréotouristique de 6,3 millions $ dont la construction doit débuter au printemps.

 

 

 

 

 

 

 

 

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