Il manque 25 infirmières à temps complet pour nos hôpitaux

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Par Lisianne Tremblay
Il manque 25 infirmières à temps complet pour nos hôpitaux
Patricia Lajoie et Pierre-Olivier Bradet de la FIQ syndicat des professionnelles en soins de la Capitale-Nationale, ont fait état du manque criant d'infirmières dans la région de Charlevoix.

La FIQ syndicat des professionnelles en soins de la Capitale-Nationale (FIQ-SPSCN) demande une prime pour la région de Charlevoix afin d’attirer davantage d’infirmières. À l’heure actuelle, il manque 25 infirmières à temps complet, selon le syndicat.

La Fédération des infirmières du Québec demande donc à la ministre de la Santé, Danielle McCann, des investissements financiers, qui se traduirait par une prime d’attraction-rétention pour contrer la pénurie de professionnelles en soins qui touche Charlevoix depuis plusieurs années et qui engendre une hausse des heures supplémentaires obligatoires.

Le syndicat sonne l’alarme puisqu’il dit assister, bien malgré lui à un délaissement de la profession comme en témoigne l’annulation de la dernière cohorte en soins infirmiers au CECC puisqu’il n’y avait pas suffisamment d’inscriptions à l’automne 2018. « C’est une urgence d’investir et d’agir afin d’assurer la pérennité des services dans la région, a indiqué Pierre-Olivier Bradet, vice-président de la FIQ-SPSCN. Avec 25 infirmières en moins, cela représente 3 750 heures-soins par mois,. C’est énorme et ces heures retombent actuellement sur les épaules des 360 professionnelles en soins de Charlevoix qui travaillent déjà à temps complet. »

Les heures supplémentaires obligatoires sont de plus en plus fréquentes, déplore le syndicat. « Sur 203 griefs déposés à ce jour, 165 proviennent de la région de Charlevoix. On ne peut plus demander à nos professionnelles de soins en place d’étirer l’élastique, il est au maximum et il est sur le point de péter », a constaté M. Bradet.

« Nous avons épuisé les options à coût nul pour contrer le manque d’effectif criant dans Charlevoix, a mentionné Patricia Lajoie, présidente de la FIQ-SPSCN. Localement, les dirigeants ont multiplié les efforts durant les dernières années pour recruter des professionnelles en soins et nos membres se sont inscrites de bonne foi dans la recherche de solutions, mais en vain. Nous ne chiffrons pas notre demande, mais nous avons déjà eu une prime de 8 % par année pour les infirmières dans la région de la Côte-Nord, ce qui représente environ 5 000 $. Ce montant permettait de créer un incitatif puisqu’il était ajouté aux salaires des infirmières. »

Comme autre demande le syndicat considère qu’une aide financière substantielle permettrait à des infirmières auxiliaires de la région d’effectuer la passerelle DEP-DEC afin de devenir infirmières et ainsi combler les postes vacants. Enfin, le syndicat souhaite que les inhalothérapeutes puissent contribuer davantage à la prise en charge des patients lors de l’évaluation de la condition cardiorespiratoire dans les milieux spécialisés dont les urgences et les unités de soins de courte durée. Ce serait un moyen pour augmenter la collaboration interprofessionnelle et d’optimiser les champs de pratiques des inhalothérapeutes et des infirmières.

 

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