Entrevue éditoriale avec Michel Couturier : Que reste-t-il pour 2019 ?

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Par Lisianne Tremblay
Entrevue éditoriale avec Michel Couturier : Que reste-t-il pour 2019 ?
Michel Couturier aime profondément sa ville et il ne s'en cache pas. (Photo : S. Desmeules)

En 2017, le maire de La Malbaie, Michel Couturier, a serré la main des chefs du monde, il a mené une lutte de pouvoirs dans sa municipalité, il a défié les ministres dans le dossier de l’hôpital en plus d’être sollicité par un parti pour être député fédéral. Revenons sur ces événements marquants de la dernière année.

« La politique c’est un sport que j’adore. Déjà en sixième année, j’étais président de ma classe. En secondaire cinq, j’étais président de mon école. Je suis arrivé ici, je me suis impliqué comme président de la CIDAC de la Malbaie pendant 10 ans. Par la suite, j’ai été à la Chambre de commerce de Charlevoix-Est et de la Chambre de commerce les fusions. J’ai aussi été président de l’Hôpital de La Malbaie et le premier président du CSSS durant huit ans et j’ai parti la Corporation du Mont Grand-Fonds. Je suis en politique municipale depuis 2013. J’ai un goût marqué pour la bête qu’est la politique ».

Pendant le G7, le politicien se sentait « comme un poisson dans l’eau ». « J’ai serré la main d’Angela Markel (la chancelière de l’Allemagne). Humainement, je peux pas dire que je n’ai pas tripé. J’ai lu toutes les biographies politiques de ces grands hommes et femmes politiques depuis que je suis tout petit. La chose me fascine, la pression qu’un politicien peut subir et comment il peut s’en sortir. Aussi, pendant le G7, j’ai joué le jeu jusqu’au bout. On a parlé de La Malbaie un peu partout pendant un an. Le premier ministre (Justin Trudeau) et son cabinet sont venus quatre fois dans l’année. Ça permis de créer des liens. »

Élections fédérales

Concernant sa candidature comme candidat pour le Parti libéral du Canada, Michel Couturier y réfléchit sérieusement. « C’est quelque chose qui m’intéresse. Le facteur nouveau est que je ne laisserai La Malbaie dans une condition où la directrice générale et le maire quitte. Ce n’est pas nécessairement laisser la ville non plus puisque le gouvernement fédéral est un pallier important. »

« La préparation pour l’investiture est aussi importante puisque si j’y vais je sais qu’il y a d’autres candidats intéressés et cela demande des efforts. Le défi n’est pas le même en raison de la circonscription qui est très vaste. Le momentum est là, mais en même temps ma ville je l’ai à cœur et j’ai des projets que je souhaite réaliser. »

Complicité avec Jean Fortin

Les deux maires des villes-centres s’entendent très bien, ce qui n’a pas toujours été le cas dans la région. « Au sein d’une MRC, ce n’est pas toujours facile pour une ville-centre puisque nous avons plus de moyens et moins de besoins, a poursuivi Michel Couturier. Parfois, je comprends plus facilement mon collègue Jean Fortin que mes collègues maires à la MRC. Pour moi la rivalité est/ouest n’existe pas. Si les gens obtiennent quelque chose c’est qu’ils ont bien travaillé. Si nous avons rien obtenu, il faut changer nos méthodes. Jean et moi, nous avons une facilité de communiquer et j’ai confiance en lui. J’aime Jean Fortin, c’est une homme bon, dédié, qui a 25 ans d’expérience avec qui je cohabite très bien. »

Ce sont ses convictions et ses valeurs qui l’ont poussé à vouloir changer les choses. « Lorsque je suis arrivé il y avait une morosité incroyable, se rappelle Michel Couturier. J’étais même inquiet pour l’avenir de mon entreprise. On est cinq ans après ma première élection et je considère que cela se passe bien dans ma ville. Si les gens de La Malbaie redeviennent fiers et positifs, il sera là mon legs. Avant de partir, je voudrais aussi mettre le pied sur le quai de Pointe-au-Pic. Notre cause sera entendue par le juge le 31 janvier. »

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