Les motoneigistes pourront faire la boucle, mais sans passer par Saint-Siméon

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Par Gilles Fiset
Les motoneigistes pourront faire la boucle, mais sans passer par Saint-Siméon

 

Les négociations ont définitivement achoppé avec le propriétaire Vital Lévesque qui refusait depuis le début de la saison de laisser circuler les motoneigistes sur une portion de sentier située sur ses terres, dans le secteur de Baie-Sainte-Catherine.  Le président du club Les Aventuriers Raynald Harvey et ses partenaires du territoire travaillent activement à rendre accessible un autre sentier. Des travaux de signalisation et d’aménagement sont en cours. Les motoneigistes devraient pouvoir emprunter la nouvelle section dès la fin de semaine prochaine.

«On s’en va vers une trail existante, ce sont des vieux chemins forestiers qui se rendent au Lac Deschênes et c’est là qu’on va sortir. On a cherché d’autres options, car on ne voulait pas éliminer Saint Siméon du circuit. C’est une solution temporaire, mais là, il faut que ça passe. On va travailler d’autres avenues pour Saint Siméon», confie Raynald Harvey.

M. Harvey est conscient que la municipalité de Saint-Siméon perd au change pour l’instant. «Ça devient difficile avec la géomorphologie-les montagnes, des rivières- tu ne peux pas passer partout. Où on va passer, ça existe, il y a des chemins forestiers, avec des petits raccords à faire. Et on n’envoie pas le monde dans la misère, c’est un très très beau sentier! Il va permettre aux motoneigistes de refaire la boucle Charlevoix, Côte-Nord, Saguenay qui était coupée, mais il faut le baliser adéquatement », indique-t-il.

Il n’est pas amer envers le propriétaire récalcitrant Vital Lévesque. «Je ne veux pas me chicaner. La dernière fois que je lui ai parlé, on s’est rendu compte qu’on était dans une impasse. Je suis resté en bons termes avec lui. Il veut des terres, mais elles ne nous appartiennent pas! Si les terres sont à vendre un jour, il pourra les acheter. Je pense que j’ai tout fait dans les règles de l’art, j’ai agi du mieux que je pouvais. On travaille en collaboration avec les propriétaires. Ils ont des droits. C’est normal», résume M. Harvey.

Cette portion de sentier, auparavant gérée par le Club du Fjord du Saguenay, était utilisée par les motoneigistes depuis plus de 20 ans.

 

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