Les entreprises charlevoisiennes, citoyennes du monde

Par Jean-Sébastien Tremblay 8:27 AM - 08 Décembre 2017
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Le contexte économique actuel est plus propice que jamais à l’exportation pour les entreprises charlevoisiennes, selon Cindie-Ève Bourassa, directrice adjointe pour Affaires mondiales Canada. De plus, un niveau paradigme s’impose dans le monde des affaires depuis l’élection du gouvernement libéral : le commerce progressiste.
Par Jean-Sébastien Tremblay
D’entrée de jeu, la directrice adjointe insiste sur le fait que les petites et moyennes entreprises charlevoisiennes doivent miser sur l’exportation pour créer des emplois. « En prévision du Sommet du G7, il est opportun de s’ouvrir sur le monde », avance-t-elle. Elle souligne que cet événement créera une fenêtre d’opportunité pour les entrepreneurs locaux afin de réaliser de belles affaires.
Déjà, la demande serait très forte à l’étranger pour les marchandises canadiennes. « Les exemples sont infinis. Les produits biologiques, du terroir et de haute qualités sont particulièrement prisés », souligne celle qui a déjà occupé un poste aux Émirats Arabes Unis.
À cette fin, Affaires mondiales Canada offre des services gratuits aux exportateurs en herbe. « Nous aidons les gens d’affaires à plusieurs niveaux. Nous réalisons avec eux un plan d’affaire orienté vers l’exportation et nous identifions avec eux les meilleurs marchés pour leurs produits », décrit Cindie-Ève Bourassa. Cinq entreprises charlevoisiennes bénéficient présentement des services de l’organisation fédérale.
De plus, elle vante les mérites de l’Accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l’Union européenne (UE), qui est entré en vigueur le 21 septembre 2017. « Avec l’AECG, les exportateurs canadiens ont maintenant accès à 28 nouveaux marchés et 500 millions nouveaux consommateurs », décrit-elle. Cet accord prévoit l’abolition de la plupart des barrières tarifaires entre les pays signataires. De plus, elle croit que l’accès libre à ces nouveaux marchés est d’autant plus pertinent pour les entrepreneurs dans le contexte politique actuel, considérant la renégociation incertaine de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA)
Le commerce progressiste
Cindie-Eve Bourassa parle d’un nouveau paradigme dans le monde des affaires depuis l’élection du gouvernement Trudeau, le commerce progressiste. « Il s’agit d’une approche inclusive, de laquelle tous les membres de la société tirent avantage » explique-t-elle. Ainsi, les femmes, les autochtones, les jeunes et les nouveaux arrivants sont particulièrement visés et encouragés par cette politique.
« Les femmes exportent moins que les hommes », avance la directrice adjointe. En effet, selon l’Enquête sur le financement et la croissance des petites et moyennes entreprises, réalisé en 2014 par Affaires mondiales Canada, révèle que 15.7% des petites et moyennes entreprises (PME) sont détenus par des femmes. Néanmoins, elles ne représentent que 11.1% des entreprises exportatrices. Au contraire, 70,4 % de ces dernières sont possédées par des hommes, qui n’opèrent que 64,7 % du nombre de total de PME.
Selon Mme. Bourassa : « Les femmes ont beaucoup de succès en affaires. Il faut seulement leur donner de meilleurs outils pour exporter ». D’ailleurs, celle qui connaît bien les pays plus conservateurs pour y avoir travaillé soutient que, contrairement à la croyance populaire, les femmes entrepreneurs y sont les bienvenues.
En terminant, elle invite tous les entrepreneurs qui souhaitent exporter leur marchandise à visiter le site web d’Affaires mondiales Canada ou à communiquer directement avec l’organisme.

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