1ère édition du Festival Cuisine, Cinéma et Confidences: bilan délicieux et perspectives alléchantes

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Par Emelie Bernier
1ère édition du Festival Cuisine, Cinéma et Confidences: bilan délicieux et perspectives alléchantes

Lucie Tremblay et Jean Soulard ne portent pas à terre. La première édition de leur festival alliant cinéma et gastronomie qui s’est tenue du 3 au 5 novembre à Baie-Saint-Paul a attiré des centaines de curieux. Cinéphiles, gourmands, jeunes et moins jeunes ont assisté à l’une ou l’autre des activités, nombreuses, inscrites à la programmation.

« Nous voulions partager le plaisir du cinéma, des films visionnés sur grand écran, notre passion des films gourmands et notre passion pour l’alimentation et la gastronomie », résume Lucie Tremblay, galvanisée par le succès de l’événement. « Je suis euphorique! Il faut dire qu’on a pris le risque… On se demandait « est ce qu’il y aura du monde? » La première année, tu ne sais jamais… Mais les gens étaient là, la Maison-Mère grouillait de vie! », se réjouit Mme Tremblay.

Si les soupers gastronomiques à l’Hôtel Le Germain ont affiché complet et ravi leurs convives, Lucie Tremblay se dit particulièrement enchantée par les rencontres qui se sont tenues après les projections de films. « C’était vraiment des moments magiques : Alexandre le Bienheureux avec Jean Leblond, La ferme et son état, avec le réalisateur Marc Séguin et les producteurs Rudy Laixhay, Damien Girard et Jean-Thomas Fortin, Pour la suite du monde, avec Yolande Simard Perrault et Francine Tremblay … On parle de beaux moments de vie » avance celle qui cultivait la fantaisie de recréer la chambre d’Alexandre le Bienheureux. Plus de 300 personnes se sont d’ailleurs étendues dans le fameux lit entouré de poulies dont descendaient ici un saucisson, là un pain de mie…

Yolande Simard Perrault, ici en compagnie de Lucie Tremblay, était de passage au festival pour commenter la projection de Pour la suite du monde, de son cinéaste d’époux.

Lucie Tremblay rêve d’ajouter un volet littérature à l’événement et de faire encore plus de place aux jeunes avec un concours de court-métrage autour de l’alimentation.
Jean Soulard a offert des ateliers de cuisine à quelque 200 élèves.

Ce dernier groupe d’âge a d’ailleurs été bien servi, avec des ateliers de cuisine offert par Jean Soulard et des projections sur mesure. « On avait un souci de s’adresser à eux! Mon père était directeur d’école dans une zone grise à Montréal et il disait “mes enfants ne sont pas tannants, ils ont faim!” Dans les années 50, il s’était arrangé pour que les élèves puissent manger un repas par jour! Cette sensibilisation m’a été donnée par mon père. De voir les enfants cuisiner, ça m’a beaucoup émue et j’ai trouvé ça vraiment chouette de commencer le festival comme ça. Un clin d’œil à mon papa », raconte Lucie Tremblay avec émotion.
La transmission des valeurs liées à l’alimentation est au cœur du festival. « C’est une manière de sensibiliser les gens, de leur dire que prendre le temps de manger ensemble, à table, n’est pas une perte de temps! On voulait aussi que les gens se rappellent de tout le travail derrière la carotte dans l’assiette. Si tu le comprends, tu vas mieux l’apprécier, moins la gaspiller, peut-être », avance Mme Tremblay qui est déjà en train de mijoter l’an 2.
Le concours de sucre à la crème a été remporté par Louis-Félix Jacques, un exploit face à la concurrence des Petites Franciscaines de Marie. Il est entouré de Lucie Tremblay et JeanSoulard.

Le festival est là pour rester, assure sa créatrice. « Dès cette année, des partenaires comme la Ville de Baie-Saint-Paul, Tourisme Charlevoix, Desjardins nous ont fait confiance. C’est encourageant et au-delà de mes espérances. Oui, on l’a fait dans un court laps de temps, il y avait beaucoup de choses à mettre en place et le programme est arrivé la journée même que ça commençait, mais la réponse a été extrêmement positive et on a une année devant nous pour préparer la prochaine édition! Le festival est là pour durer! », conclut Mme Tremblay dont l’enthousiasme est partagé par Jean Soulard et par le porte-parole Christian Bégin.

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