Albert Chiasson veut éveiller les consciences

Par Eric Maltais 11:54 AM - 04 octobre 2017
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Albert Chiasson croit en la relance de sa ville.

 

Albert Chiasson se lance en campagne électorale avec des idées bien précises : « Il faut provoquer le changement. Il faut éveiller les consciences. Nous allons sortir les grands enjeux de La Malbaie et je souhaite, lorsque les gens vont se rendre aux urnes le 5 novembre, qu’ils voteront avec leur conscience ».

 

Voilà comment le candidat à la mairie de La Malbaie, Albert Chiasson, a lancé sa campagne électorale la semaine dernière, en entrevue. M. Chiasson, budget de la Ville à la main, a déclaré qu’il entend que cesse le paiement de taxes excessives à La Malbaie. « Les gens n’ont plus la capacité d’absorber plus de coûts. Ils ne sont plus capables de payer. En plus, avec l’arrivée de la Résidence des Bâtisseurs en 2019, il va y avoir encore plus de maisons sur le marché. Il y en a déjà trop, les propriétaires ont de la misère à vendre et les jeunes s’en vont. Il faut que ça cesse », de lancer M. Chiasson, qui a lui-même contesté son compte de taxes d’affaires.

 

« J’ai gagné ma contestation. Les dernières augmentations au rôle d’évaluation n’ont plus de sens. Il faut voir avec la MRC où tout cela mènera », a ajouté celui qui a abordé cette question lors de la dernière assemblée du conseil, lundi soir. M. Chiasson a alors questionné des points de budget, mais le maire Couturier lui a retourné la politesse en affirmant que ces questions seront débattues en campagne électorale.

 

Albert Chiasson a  l’intention d’en débattre publiquement, notamment sur les ondes de CIHO, si l’occasion se présente. À cet égard, Dave Kidd, directeur de l’information de la station, a confirmé que son organisation aimerait inviter les candidats des villes de La Malbaie et de Baie-Saint-Paul, mais qu’il n’entretient pas d’espoir. « Comme en 2013 alors qu’il se présentait contre Lise Lapointe, Michel Couturier avait refusé. Il a déjà refusé aussi pour cet automne toute demande de débat. Je ne suis pas déçu, je savais qu’il refuserait. Et aucune lutte ne s’annonce à Baie-Saint-Paul ».

 

Le bateau coule…

Dans sa campagne, Albert Chiasson a l’intention d’utiliser l’analogie du bateau qui coule à cause d’une grande brèche dans la cale que personne ne voit parce « qu’on s’affaire à entretenir les ponts supérieurs ».  L’homme d’affaires de 55 ans qui a passé la majeure partie de sa vie à La Malbaie croit que les vraies choses ne se disent pas : « On navigue à vue, sans se préoccuper de l’avenir de notre belle ville, notre beau Charlevoix. Il nous faut, pour notre bien-être et pour l’avenir de nos enfants et de nos petits-enfants, cesser de nier la situation de la décroissance démographique, y faire face et proposer des projets porteurs d’espoir pour les générations futures. »

Dans son programme, il identifie donc comme enjeux immédiats le rôle d’évaluation, l’augmentation potentielle de la taxation et comme sujets chauds l’hôpital, le G7 et la construction de l’immeuble de 170 unités de logement pour les aînés.

Dans son plan de campagne, il est écrit qu’il veut bâtir une politique de croissance démographique, créer une société d’état technologique pour les régions et à terme engendrer un transfert de la croissance des villes comme Montréal, Laval et Québec vers les régions. Il aimerait donner un accès au Plateau à la sortie ouest de la ville, créer un parc industriel, manufacturier et technologique, et relancer le projet de piste cyclable La Malbaie / Clermont.

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