Trois nouvelles expositions au Carrefour culturel

Par 12:29 PM - 14 juin 2017
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Raymond Duchesne devant deux de ses œuvres.

Pour l’été, le Carrefour culturel propose à ses visiteurs un mélange d’expositions artistiques et historiques à travers trois expositions qui examinent chacune un aspect différent de l’être humain. Tumeur en ville et Explorer l’inconscient heureux présentent respectivement les revers du développement humain et une facette méconnue de l’inconscient, tandis que 1967 à Baie-Saint-Paul étudie la trame du temps du Carrefour culturel Paul-Médéric en soulignant ses 50 ans.
Par Gilles Fiset
Tumeur en ville
Cette présentation de Michel Pedneau est divisée en deux volets, soit un premier composé d’œuvres picturales numériques et un second qui se résume à un seul montage imposant: la représentation d’une ville à partir de circuits imprimés, l’œuvre Tumeur en ville. « C’est la superposition d’une tumeur et d’une ville. L’idée est qu’une mégalopole vue de l’espace, c’est assez noir et qu’il y a un réseau d’autoroutes autour qui donnent l’impression que la ville va chercher l’énergie assez loin comme une tumeur cancéreuse », explique M. Pedneau, un Charlevoisien d’été, qui a voulu ainsi illustrer que le cancer de la planète, c’est l’être humain.
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Michel Pedneau et son montage Tumeur en ville.
Explorer l’inconscient heureux 
Natif de la ville de Québec, mais installé sur l’Isle-aux-Coudres pour profiter de la beauté des lieux depuis une dizaine d’années, Raymond Duchesne présente dix-sept de ses toiles à travers son exposition Explorer l’inconscient heureux. Il s’agit de peintures abstraites reliées au courant automatiste québécois et à l’expressionnisme abstrait américain, qui manifestent l’expression de sa création au-delà des mots ou de la raison. Admirer les tableaux devient donc une expérience en soi. Et c’est vers une facette moins courante de la représentation de l’inconscient que M. Duchesne veut nous amener avec ses toiles. « Souvent, l’inconscient est associé à des choses négatives, des expériences de souffrance, mais il peut contenir aussi des expériences agréables », précise l’artiste. Ce dernier, enseignant de profession, s’intéresse à la peinture depuis les années 1980 et a grandement été influencé dans son cheminement par les ateliers d’art abstrait à Montréal auxquels il se rend encore tous les mois pour y développer son art. Les expositions Explorer l’inconscient heureux et Tumeur en ville peuvent être admirées jusqu’au 6 août.
1967 à Baie-Saint-Paul
Cette exposition, préparée par Rosaire Tremblay et Lucie Couillard, souligne les 50 ans du bâtiment abritant le Centre culturel Paul-Médéric. « L’idée est de faire un clin d’œil sur les trois étapes du développement du bâtiment du Carrefour culturel, explique Rosaire Tremblay. Depuis sa construction en 1967, le centre a eu trois vocations, soit d’être un centre culturel de 1967 à 1975, puis un centre d’art jusqu’en 2005 et finalement un carrefour culturel depuis 2005. On fait un retour sur ces trois étapes-là au travers des documents d’archives. C’est certain que la première partie concernant la construction et les premières années est plus importante, 1967 étant une année chargée et charnière dans la trame historique du Québec ». L’exposition est en montre jusqu’au 10 septembre.
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Rosaire Tremblay et Lucie Couillard, qui s’est occupé de l’aspect muséologique de l’exposition.
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La capsule temporelle de Lucie et Rosaire dans laquelle tous les objets, meubles, tapis, jouets et illustrations recréent l’année 1967.
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