Comment sauver l'église de La Malbaie?

Par Eric Maltais 17 mars 2016
Temps de lecture :

Plus de 150 personnes ont assisté, le 10 mars, à la soirée d’information au sujet de l’avenir de l’église et de la communauté chrétienne Saint-Étienne de La Malbaie. Maintenant que les fidèles ont exprimé leur point de vue, la question demeure entière: comment sauver l’église Saint-Étienne? 

Des pistes de solutions, il peut y en avoir et certains paroissiens ont donné leur nom afin de soutenir leur conseil de la fabrique qui a l’irréversible mandat de sauver la communauté chrétienne. Organiser des concerts-spectacles, aménager un colombarium, louer davantage la salle au sous-sol de l’église, mettre en place une fondation, voilà autant d’idées lancées. Ou prendre des mesures drastiques comme couper dans les emplois, baisser les frais de déplacements et louer des chambres au presbytère ont été soulevées.

D’autres aussi ont exprimé leur piété, affirmant qu’ils sont des catholiques non pratiquants qui pourraient offrir un soutien financier plus important, soit par une capitalisation plus généreuse, soit par la mise en place d’une quête automatisée comme il se fait dans des centaines de communautés au Québec.

Tous s’entendent et se targuent de posséder la plus belle église de Charlevoix, située à une position stratégique exceptionnelle qui donne une image de grandeur et de fierté à la région. Certains y voient l’occasion de fusionner les communautés religieuses, car les fidèles sont de moins en moins nombreux. Dans la salle, la majorité des paroissiens affichaient un âge avancé. Les jeunes ne pratiquent plus et il faut tenter de voir plus loin afin d’assurer la pérennité de l’enseignement religieux, au-delà des considérations financières.

« Une église pauvre n’est pas nécessairement une pauvre église. Le conseil de la fabrique croit en sa population », a soutenu le secrétaire Gaétan Audet, tout juste après que le curé Emerson De Leon ait sollicité l’engagement et l’implication des croyants. Le mandat est colossal. Les revenus en 2015 se sont situés à 233 800 $ et les dépenses estimées en 2016 devraient avoisiner les 300 000 $.

« Le pape François soutient que ce n’est pas parce qu’une bâtisse disparaît qu’une communauté chrétienne disparaît », a soutenu M. Audet, qui travaillera en compagnie du conseil et des bénévoles intéressés à tout faire pour sauver l’église. D’entrée de jeu, il avait questionné: « Est-ce que l’église Saint-Étienne va survivre? Elle va survivre si et seulement si la communauté met la main à la pâte et veut faire survivre l’église ».

S’abonner
Notification pour
guest
0 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires