La ferme Deliska Holstein au rang de Maître-Éleveur
Holstein Canada récompense chaque année une poignée de producteurs laitiers en les élevant au rang de Maîtres-Éleveurs, la reconnaissance la plus convoitée de cette association qui la remet depuis 1929. Pour la première fois, une ferme de Charlevoix obtient le prestigieux titre.
Holstein Canada salue ainsi les éleveurs qui se sont démarqués dans la gestion de leur troupeau. Seulement 986 plaques de Maîtres-Éleveurs ont été décernées aux membres de Holstein Canada, reconnus pour être « passés maîtres dans l’élevage de troupeaux équilibrés qui combinent une production élevée et une conformation exceptionnelle associées à de grandes qualités en reproduction, en santé et en longévité.». Cette année, parmi les 21 fermes ayant mérité ce titre honorifique se trouve les ferme Déliska Holstein des Éboulements, une entreprise familiale bi-générationnelle tenue par Gilles, Delisca et leur fils Francis Boivin.
«C’est un titre qu’on visait. Grâce à ça, on est connu à la grandeur du Canada! Ça augmente sérieusement la valeur du troupeau. C’est avantageux pour la vente d’embryons et d’animaux », explique Gilles Boivin. Il admet qu’il convoitait le titre. « On le visait. C’est évalué sur 15 ans. Dans les 4 ou 5 dernières années, on savait qu’on se classait dans les 10 premiers. Mais on ne sait jamais quand on va atteindre le statut de Maître-éleveur. On est vraiment fier », explique Gilles Boivin.
Un système de pointage permet d’accéder au rang de maître. « Ça fonctionne avec le pointage des génisses qu’on enregistre, accumulé sur une période de 15 ans. Ça prend des bonnes vaches! On en a 14 classées excellentes du préfixe Déliska. C’est nous qui les avons faites de A à Z. Celles-là sont éligibles d’années en années si elles ne se détériorent pas. On a vendu des embryons en France, des taures en Beauce et quand ces animaux performent, ça donne aussi des points», résume M. Boivin.
La génétique prend toute son importance. « Le but de la génétique est que la fille soit meilleure que la mère. Tout rentre en ligne de compte : la production de lait, la conformation…Le point de départ, c’est l’accouplement. Il faut corriger les défauts au fur et à mesure. En génétique, 2X2, ça fait 5 ou 3! On espère que ça va donner des bons résultats, mais on travaille avec des animaux vivants et la nature», résument les agriculteurs. «On a eu la chance d’avoir deux piliers, deux vaches exceptionnelles, Karla et Loumy James. On doit ça au génie de ma mère qui a su les reconnaître», ajoute Francis Boivin.
Déliska Karla, une des championnes de la Ferme, dont l’héritage génétique exceptionnel a permis de remporter les honneurs.
Loumy James, une autre vache d’exception qui a permis à la Ferme Déliska Holstein de “sortir du troupeau”.
Gilles Boivin a repris la ferme de son père il y a 40 ans. Il passera un jour le flambeau à son fils, tout aussi passionné par l’agriculture que lui. En attendant, tout ce beau monde travaille ensemble.
À l’invitation de l’Association, la famille Boivin se rendra à Calgary pour récolter les honneurs à l’occasion du Banquet des Maîtres-éleveurs qui se tiendra le samedi 23 avril 2016. Le nouveau statut de la ferme sera aussi souligné en février au banquet d’Holstein Québec.
« C’est un titre glorifiant! Il y a plusieurs grosses fermes, des vieux troupeaux qui ont cette nomination. On l’a eu en 2015, on pourrait le ravoir dans 15 ans », ajoute Gilles Boivin. « C’est l’équivalent de gagner la coupe Stanley! », conclut Francis Boivin.
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