Le maire Couturier amorce la révolution du centre-ville

Par Eric Maltais 12:00 AM - 11 novembre 2015
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De façon unanime, le conseil de ville de La Malbaie a adopté par résolution la promesse d’achat de deux propriétés au centre-ville au coût de 290 000 $, sur les rues Saint-Étienne et John Nairne, donnant ainsi le coup d’envoi à la révolution du centre-ville annoncée par le maire Michel Couturier

Prudent dans ces commentaires mais heureux de constater l’implication citoyenne dans ce dossier (une trentaine de personnes étaient dans la salle), le maire Couturier a rappelé l’importance de créer un électrochoc au centre-ville et de mettre fin à 35 ans d’inaction. En prenant soin de rappeler que sa famille y brassait des affaires depuis 50 ans, M. Couturier ne veut plus entendre parler « de la désuétude des lieux, de cette vision du syndrome de notre misère ».

De plus, le conseil a adopté une résolution afin d’exprimer au Groupe Jean Coutu (PJC) l’importance de jouer un rôle important de bon citoyen corporatif dans le dossier de la vente de leur ancienne pharmacie à l’entrée du centre-ville. Selon les informations obtenues par le conseil, Groupe Jean Coutu aurait refusé deux offres d’achat pour cette propriété. Aussi, PJC possède deux terrains additionnels. Il est important de les sensibiliser, selon le maire, à la volonté de reconfigurer l’entrée de la rue Saint-Étienne et il est difficile de développer un concept dans un tel contexte.

« Je n’ai pas été élu pour faire semblant mais pour prendre des décisions. Nous allons régler les deux irritants : désuétude et stationnement. Les gens décideront s’ils sont satisfaits aux prochaines élections. Le conseil a identifié quatre axes prioritaires : Mont Grand-Fonds, Port de refuge de Cap-à-l’Aigle, le centre-ville de La Malbaie et le secteur de Pointe-au-Pic. Nous les réaliserons ».

Pour promouvoir les actions de son conseil, M. Couturier a indiqué que toutes les orientations du conseil se retrouveront dans Le Charlevoisien la semaine prochaine. Il promet que les taxes ne seront pas augmentées, précise que la dernière année financière se soldera par un surplus intéressant et que les projets se feront selon la capacité des contribuables. « C’est difficile parce que nous devons considérer que nous recevrons près de 800 000 $ en moins en diverses compensations du gouvernement ».

Les Bâtisseurs

Questionnés à ce sujet par le public, les membres du conseil ont pu entendre des propos favorables et défavorables. Le maire a pris soin de rappeler que les promoteurs du projet des Bâtisseurs brassent des affaires d’abord avec le conseil de la Fabrique, propriétaire des lieux, et non avec la Ville. Le rôle des élus est d’agir en facilitateurs auprès des partis impliqués, dans le respect des lois et du patrimoine, mais la décision de vendre ne leur appartient pas.

« Nous allons faciliter la vie des promoteurs dans la recherche d’un terrain de 60 000 pieds carrés et il y en a peu à La Malbaie. Nous avons regardé différentes possibilités et celle sur la rue Saint-Étienne est la seule actuellement avec une disponibilité, a confié le maire. Mais tout est à l’état embryonnaire. Nous assistons à un débat intéressant. Je souhaite qu’il se fasse dans le respect des gens et du patrimoine ».

L’homme d’affaires Albert Chiasson, qui a manifesté son mécontentement la semaine dernière, s’est rallié à la position du maire : « C’est vrai qu’on n’a pas d’espaces pour accueillir les projets et des stationnements. Mais il faut faire attention aux actions à poser pour s’assurer de garder les gens au centre-ville ».

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