Maltraitance : le ministre Barrette veut savoir qui a vérifié quoi
Après les 4 arrestations d’hier reliées à des cas de maltraitance de personnes vivant avec une déficience intellectuelle ou en perte d’autonomie dans des ressources d’hébergement privées de Baie-Saint-Paul et Saint-Urbain, une employée du CIUSSS de la Capitale-Nationale soutient que les autorités de l’Hôpital de Baie-Saint-Paul savaient ce qui se passait sans intervenir.
L’affaire a aussi eu des échos à Québec. Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette a réagi. Il a confié à TVA que « son monde allait se pencher sur le dossier et que tout le monde est imputable ».
Au journal le Soleil il ajoute «Si jamais quelqu’un a laissé passé ça, il y a quelqu’un qui va être très imputable, promet M. Barrette. (…) S’il s’avère que des gens n’ont pas fait leur travail, il y a des gens qui vont aller relever de nouveaux défis. Ils vont être congédiés.»
Son attaché de presse, Joanne Beauvais mentionne que son patron veut d’abord savoir « si la vérification des antécédents des préposés visés par l’enquête policière a été faite tel que prévu».
Une employée dit que l’Hôpital savait ce qui se passait
Le journal le Soleil a recueilli le témoignage d’une employée du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSS) de la Capitale-Nationale. Elle a révélé au journal que les autorités de l’Hôpital Baie-Saint-Paul auraient fermé les yeux sur ce qui se passait dans les résidences opérées par Rémy Bernier.
La femme, qui a témoigné à la condition que son anonymat soit préservé , se rendait quelque fois semaines dans les résidences en question. Elle affirme « qu’elle et ses collègues ont maintes fois décrié ce qui s’y passait, sans que la direction de l’hôpital de Baie-Saint-Paul ne fasse quoi que ce soit. »
L’employé du CIUSSS raconte aussi à la journaliste Patricia Cloutier « qu’il y a certains clients qui avaient des marques». Elle dit avoir mentionné à de nombreuses reprises ce qu’elle considérait comme de la négligence ou même de la maltraitance à ses supérieurs immédiats. «On était plusieurs à rencontrer nos patrons et à parler de ça et les patrons n’agissaient pas […] L’hôpital se fermait les yeux», dénonce-t-elle.
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