Au lendemain de la rencontre de lundi qui a confirmé ses craintes, la députée Caroline Simard ne cache pas sa déception. « Ça a été un coup de hache dans nos espoirs. La machine 4 fermera de façon définitive. Il semble même que le contrat de démantèlement est déjà donné et que l’espace deviendra un entrepôt », déplore Mme Simard.
Son désappointement est d’autant plus vif qu’avec des membres du syndicat des travailleurs du papier, elle a multiplié depuis le 24 novembre les démarches afin de proposer des alternatives qui auraient permis de maintenir les emplois.
« On a essayé de voir l’ouverture pour moderniser, travailler sur un autre produit, des initiatives qui auraient pu être subventionnées à hauteur de 90 %, mais ça a été rejeté catégoriquement, sans aucune ouverture », résume la députée Simard. Elle insiste cependant pour dire que toutes ses démarches ne sont pas perdues. « Il est trop tard pour la machine 4, mais on sera prêt si la 5 est menacée.»
Elle estime que cette « décision d’entreprise » était prise depuis un bon moment. Quoi qu’il en soit, la fermeture aura l’effet d’une bombe pour 70 familles, ce qui attriste Caroline Simard. « C’est malheureux. J’espère que les gens près de la retraite laisseront la place aux plus jeunes qui ont une carrière devant eux. Maintenant, il faut rester vigilant et assurer le maintien des 148 emplois de la machine 5 », insiste-elle.
Elle réfute les accusations d’Ann Gingras (voir autre texte). «Je l’invite à aller voir toutes les rencontres que j’ai suscitées, toutes les discussions que j’ai amenées dans les derniers mois. Je n’abandonne pas les travailleurs de Clermont. Tout ce que je fais démontre le contraire! Je suis entièrement d’accord avec Mme Gingras : cette usine est importante et essentielle. Mais tout ne repose pas sur le gouvernement! Qu’ont fait les élus de la MRC de l’Est en terme de gestes concrets?»
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