Menace sur les CLD: Charlevoix-Est vise les politiques
(EB) Si le CLD de Charlevoix entre de plein pied dans la campagne Jamais sans #mon CLD (voir autre texte p. 3) sur le terrain, le CLD de Charlevoix-Est entend agir de façon complémentaire en misant davantage sur les représentations politiques.
Le directeur général du CLD de l’Est, Guy Néron était à la rencontre de l’Association des CLD du Québec la semaine dernière. Ce qu’il y a appris sur l’avenir des CLD l’a laissé pantois, d’autant plus que c’est lui qui a relayé l’information dans son milieu. « L’information est restée dans les associations municipales et n’est pas descendue, c’est aberrant », constate-t-il. Selon lui, un fossé risque de se creuser entre les villes et les régions si le gouvernement persiste et signe. «Les grands centres veulent gérer eux-mêmes leur développement économique et rapatrier les argents, car ils ont les services internes pour le faire. En région, ce n’est pas le même système. Le CLD est un outil essentiel du développement », explique Guy Néron, décidé à « jouer la carte politique ». «On vit les mêmes inquiétudes dans les deux CLD, on est dans la même marmite, mais on a convenu de travailler sur deux fronts. L’objectif premier est d’éviter la perte d’expertise », précise-t-il.
Sylvain Tremblay, préfet de la MRC de Charlevoix-Est, a fait une demande officielle pour une assemblée générale d’urgence des membres de la Fédération québécoise des municipalités afin de « discuter gouvernance ». «Quand il y a des décisions de cette importance à prendre, c’est impératif de consulter le milieu. Ce que les associations nous disent, c’est qu’elles ont essayé de sauver les meubles, mais peut-on avoir notre mot à dire sur quels meubles on veut sauver? Si le deal est « scrapons les CLD», comment la FQM et l’UMQ ont pu accepter ça? », s’indigne-t-il. Selon lui, la question la plus importante est celle des transferts aux régions. «Le retour de l’argent public dans les régions est primordial. On nous annonce : plus de CLD, 35% de l’argent et débrouillez-vous. Il y a des expertises au CLD qu’il n’y a pas ailleurs. Le gouvernement questionne les structures, soit. Est-ce que ça pourrait être différent? Certainement, mais ça nous prend de l’argent et des ressources », insiste-t-il, inquiet. «Pourquoi on n’abolit pas le Secrétariat de la Capitale nationale plutôt? Il faut arrêter de ponctionner en région, on perd énormément de plumes. Plus on avance dans le temps, plus je pense qu’un parti des régions est dans les solutions», lance Sylvain Tremblay.
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