Rendez-vous des affaires et de la persévérance scolaire: Mobilisés pour la réussite

Par Emelie Bernier 12:00 AM - 09 juin 2014
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Tommy Sullivan aurait pu décrocher. À 16 ans à peine, il gagnait un salaire décent comme « trieur » de roches à la mine de quartz SITEC. Quel ado travailleur n’a jamais envisagé de lâcher l’école pour empocher plus, synonyme de liberté à court terme, mais gage d’un avenir hypothéqué?

Par Émélie Bernier

Aujourd’hui, Tommy Sullivan est ingénieur minier pour la minière Cliff. Et son employeur de l’époque, Ian Turner, y est pour quelque chose. «J’aimais mon travail et l’ingénieur minier de la place m’a encouragé. Ils m’ont ouvert la porte », a-t-il expliqué lors du premier 5 à 7 Axé sur la réussite destiné aux employeurs de la région. Tommy l’avoue : la tentation de décrocher l’a effleuré. «Je gagnais 15$ de l’heure à 16 ans, c’est sûr que j’y ai pensé. Mais quand, en plus de tes parents, tes employeurs te parlent des bénéfices d’étudier, t’envoient une carte de Noël, t’offrent du travail été après été et te motivent, ça finit par rentrer », rigole-t-il. Aujourd’hui, il participe à une initiative mise sur pied en collaboration avec  sa ville natale, Saint-Urbain, et la mine Sitec et donne régulièrement des conférences dans les écoles pour expliquer son cheminement et parler de son travail dans le but de « les faire cliquer », à leur tour.

70 personnes ont participé au 5 à 7, une réussite aux yeux de la présidente d’honneur Line Beauchamp, ex-ministre de l’Éducation, notamment. « Je suis très satisfaite, car il y avait des gens de tous les milieux. Ce seront des vecteurs dans leurs secteurs respectifs. Je pense aussi que le fait de personnaliser les histoires à succès comme celle de Tommy est très intéressant.»

Pascale Gingras, directrice des services éducatifs de la Commission scolaire de Charlevoix, promet d’ailleurs que l’initiative n’en est qu’à ses débuts. « C’est un premier appel, ceux qui étaient ici avaient de l’intérêt et ça va faire boule de neige.  On va faire du démarchage pour rejoindre d’autres employeurs », précise-t-elle. Un guide d’actions concrètes pour promouvoir la persévérance scolaire auprès des patrons est sur la planche à dessin. « Le guide va donner des conseils sur comment accueillir les jeunes, comment aménager les horaires pour favoriser leur réussite scolaire. Les jeunes travailleurs n’osent pas toujours dire non, quand ils sont en période d’examen, par exemple. C’est à l’employeur de faire son bout. L’école doit demeurer la priorité », de conclure Pascale Gingras.

 

 

 

 

 

 

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