Daniel Guay: au CECC pour y rester

Par Emelie Bernier 12:00 AM - 23 avril 2014
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Dûment installé dans le bureau de directeur du centre d’études collégiales en Charlevoix depuis mars, Daniel Guay entend y rester plusieurs années. Ce poste, il ne l’a pas volé, traînant dans ses bagages une longue expérience dans les milieux de l’éducation et de la gestion. Il voit d’un bon œil l’avenir de son nouveau quartier général et mettra toutes ses compétences au service des élèves.

 

Daniel Guay a été tour à tour enseignant, conseiller pédagogique, directeur et gestionnaire dans le milieu scolaire, particulièrement dans les secteurs collégial régulier et collégial adulte. La direction des études au Collège Laflèche de Trois-Rivières est l’un de ses plus récents mandats. Au cours des dernières années, il a œuvré comme consultant au Québec et à l’étranger.

Pourquoi choisir d’atterrir au CECC? «Je trouvais que c’était un beau défi. La région a un attrait indéniable, mais j’aime travailler avec de petites équipes, dans de petites entités avec un petit nombre d’élèves. Mon expérience m’a permis de réaliser la polyvalence dans les corps enseignants plus restreints. Pour moi, ce n’est pas un obstacle. Le CECC ne sera jamais gros, mais on a le défi de le développer », avance le nouveau dg qui a succédé à Gina Pinet.

L’attractivité est le nerf de la guerre pour l’institution qui compte entre 250 et 300 élèves. Le directeur est conscient que la proximité de la ville et le nombre restreint de programmes jouent en défaveur de l’institution, mais il entend miser sur les forces du centre d’études collégiales. « La grande force du cégep,  c’est sa taille! Les enseignants  sont beaucoup plus près des étudiants, tout le monde se connaît. Les groupes sont plus petits et le suivi, personnalisé », dit-il, convaincu. Les mécanismes sont en place pour assurer le recrutement. « On fait de la publicité dans les médias, sur le web, dont Facebook, qui est un incontournable. Il y a beaucoup d’activités de recrutement : mini-cégépien d’un jour, portes ouvertes, rencontres dans les écoles. Ce sont nos axes traditionnels de travail. Des gens seront toujours attirés par les grands centres, mais il faut que tous sachent que le CECC  est là et donne une formation de qualité », avance-t-il. Il est fier de dire que le taux de réussite  des élèves du CECC à l’épreuve uniforme de français est de 93%. « Ça dépasse de 10% le reste du Québec », lance-t-il. Daniel Guay tient à démentir un préjugé défavorable : « Il y a une certaine rumeur selon laquelle les gens ici sont défavorisés en ce qui concerne la cote R, qui permet d’entrer dans les programmes universitaires contingentés, mais ce n’est pas fondé.»

 

La clientèle étrangère est courtisée par le CECC. « Ça fait partie de notre créneau ; on a quelques étudiants étrangers et  ça fait partie de nos objectifs d’en accueillir davantage.  À cet égard, c’est un avantage de travailler avec le cégep Jonquière, car ils ont une expertise », explique le dg. À ce jour, le CECC accueille moins de 10 étudiants étrangers. « Beaucoup de gens nous contactent, mais il faut savoir que les frais de scolarité sont très élevés, soit entre 10 000  et 15 000 $ par année, dépendamment des programmes ». poursuit M. Guay.

 

Parlant programmes, Daniel Guay croit que le CECC dispose d’une offre intéressante. «On a une carte intéressante avec des formations qui sont en phase avec la réalité régionale et qui ouvrent aussi les portes de la formation universitaires », argue-t-il, ajoutant que « les techniques sont attrayantes ». En ce qui concerne la formation continue, M. Guay croit que le défi est d’innover. « On en est a la deuxième cohorte de l’AEC en champignons, ça fonctionne très bien et  c’est une bel exemple. Il faut viser de nouveaux créneaux, être ouverts sur le milieu  le plus possible.»

 

Somme toute, Daniel Guay considère que le CECC est  « une institution en bonne santé ». « Je suis très chanceux d’arriver maintenant car ça fonctionne bien. Nos installations répondent à nos besoins, sauf en éducation physique, mais on a un bon partenariat avec la commission scolaire et le projet de la Fondation Campus nous permettra de palier à cette lacune et de bonifier notre offre ». Il considère primordial de favoriser l’engagement étudiant. « On travaille pour en faire des citoyens complets et engagés dans leur  milieu, pour qu’ils restent dans la région , on travaille dans ce sens », ajoute-t-il.

Son dada, il ne s’en cache pas, est le service aux élèves.

 

« Mon créneau, c’est la qualité des services et je suis agréablement surpris de la qualité générale de ce qui se passe ici. De ce que j’en connais, je trouve que la région est solidaire; les gens y croient, sont contents d’avoir un cegep ici et sont heureux d’y contribuer. Dans Charlevoix, le  taux de scolarisation est inférieur à la moyenne provinciale. Il y  a beaucoup d’élèves de première génération ici. Le CECC favorise une plus grande scolarisation, c’est un moteur du développement économique de la région », conclut Daniel Guay, déterminé à faire sa part.

Daniel Guay.

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