Mise à jour mardi, 10 h 35
Le chantier maritime d’Industries Océan à l’Isle-aux-Coudres est en période de maraudage syndicale. La CSN tente une percée dans la filière maritime et fait campagne pour représenter les travailleurs actuellement membre du Syndicat international des marins canadiens (SIMC). Des cas d’intimidation sont rapportés de part et d’autre.
La période de maraudage, qui s’est ouverte début novembre, se terminera le 2 décembre. Une étape prévue par le Code du travail en vue du renouvellement de la convention collective, qui vient à échéance, pour les travailleurs du chantier maritime, en avril 2014.
« Nous faisons notre campagne démocratiquement, selon ce qui est prévu au Code du travail », précise le conseiller syndical de la CSN, Steve Gagnon qui ajoute que la « CSN regrette le comportement de l’employeur dans ce dossier qui menace de fermer le chantier ». Le syndicat rapporte des cas d’intimidation et la Commission des relations de travail pourrait être interpelée.
Le SIMC a convoqué les travailleurs à une assemblée mardi après midi. Le vice-président exécutif, Patrice Caron, explique que la rencontre était prévue depuis quelques temps déjà et vise à « présenter les propositions aux membres et les revoir en vue de la période de négociations qui s’annonce ». Le SIMC, qui n’est pas affilié à la FTQ, contrairement a ce qui a été véhiculé, et a confiance de rester en place. « La CSN vient marauder un syndicat déjà bien établi au lieu d’aller vers des travailleurs non syndiqués qui auraient besoin d’eux. Ils ne connaissent rien au monde maritime », affirme M. Caron. En réaction aux critiques, ce dernier réplique que son syndicat est présent pour ses membres oeuvrant au chantier maritime de l’Isle-aux-Coudres.
Chez les travailleurs qui veulent du changement, les arguments sont notamment pour une approche de proximité, avec la création d’un syndicat local CSN, ainsi que pour l’application et le respect de la convention collective et la reconnaissance de l’ancienneté. Le chantier maritime de l’Isle-aux-Coudres compte une centaine de travailleurs syndiqués.
Paix syndicale
Chez Industries Océan, le directeur des affaires publiques Philippe Filion explique que le maraudage est un dossier syndical. Par contre, il précise que « peut importe le syndicat retenu par les travailleurs, ce qui est important pour nous est d’avoir une paix syndicale et qu’elle dure. Il faut être conscient de la réalité. Le marché international est agressif et nous ne sommes pas compétitifs. La décision de maintenir le chantier à l’Isle-aux-Coudres est une décision des actionnaires pour conserver l’expertise et les emplois en région. »
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