Étude des sols : les Petites Franciscaines de Marie peuvent dormir en paix

27 janvier 2012
Temps de lecture :

Une étude des sols commandée par les Petites Franciscaines de Marie, dont le couvent est voisin de l’hôpital de Baie-Saint-Paul,  contredit en apparence celle du Centre de Santé et des Services sociaux. Ce dernier préfère parler de cohérence.

En septembre 2010, le Centre de Santé et des Services sociaux de Charlevoix (CSSS) annonçait la démolition de l’hôpital de Baie-Saint-Paul. Sur la base d’une complexe analyse scientifique, on concluait à l’instabilité des sols et au risque élevé d’effondrement de l’hôpital en cas de séisme de magnitude supérieure à 6,5 sur l’échelle de Richter.

Le CSSS, qui cherchait alors des locaux pour un déménagement temporaire, prolonge l’étude sur l’ensemble conventuel des Petites Franciscaines de Marie. Conclusion : les bâtiments de la congrégation ne répondent pas aux normes parasismiques.

Les religieuses choisissent de contre expertiser cette étude. Celle-ci est sans équivoque et vient contredire la première analyse : «la sécurité du couvent de Baie-Saint-Paul est considérée acceptable en ce qui concerne le potentiel de liquéfaction et la stabilité des fondations», écrit l’expert Mourad Karray, de la firme Études et Investigations Géowaye.

«En femmes responsables, pour assurer la sécurité de nos sœurs et de nos employés, nous avons voulu faire faire cette étude. Pour nous maintenant, le dossier est clos», commente la supérieure générale, sœur Françoise Duchesne.

L’étude couvre tous les bâtiments des Petites Franciscaines de Marie, incluant la Maison mère construite en 1900 et l’infirmerie en 1971. Plus de 90 sœurs y vivent encore et une centaine d’employés y travaillent.

Pour le directeur du CSSS, Guy Thibodeau, il ne s’agit pas de résultats opposés, mais bien issus d’un contexte différent et cohérents. «L’étude que nous avions faite sur la propriété des Petites Franciscaines de Marie ne concernait que les bâtisses. Ce que dit notre étude, c’est que le maillon faible, c’est la bâtisse et non le sol. Peu importe, en cas de fort séisme, la bâtisse risque de s’effondrer avant de s’enliser», explique Guy Thibodeau, directeur général du CSSS.

Ce dernier n’est pas surpris des différences sur la consistance des sols. Les études de sol pour la construction du nouvel hôpital montrent d’étonnantes différences à quelques mètres de distance; donc, pas étonnant, à ses yeux, que l’étude des sœurs diffère de celles effectuées sur le terrain de l’hôpital.

Sœur Françoise précise que la congrégation ne pouvait entretenir de flou, pas uniquement pour une question de sécurité, mais pour les assurances notamment ou encore pour une éventuelle cessation, vente ou location de certains édifices.

S’abonner
Notification pour
guest
0 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires