De bons repas livrés de La Malbaie à Saint-Siméon

Par Emelie Bernier 24 mars 2011 Initiative de journalisme local
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La semaine des popotes roulantes se tient du 20 au 26 mars. Ce service fort apprécié s’étend désormais à l’Est dans les secteurs de Saint-Siméon et Saint-Fidèle.

 

Deux jours par semaine, les cuisines du centre communautaire de La Malbaie se transforment en véritable fourmilière. Une vingtaine de bénévoles coupent, brassent, assaisonnent et mitonnent les quelque 80 repas qui seront distribués par la douzaine de baladeurs. Depuis 20 ans, la popote roulante de La Malbaie offre des repas à coût modique principalement à des personnes âgées, mais aussi à de jeunes mamans en pleines relevailles et à des personnes convalescentes ou en perte d’autonomie. «On s’adapte aussi au cas par cas », explique Angela Girard, agente de soutien à domicile pour l’Association bénévole de Charlevoix.

 

Depuis le début du mois de mars, la popote a étendu son territoire jusqu’à Saint-Fidèle et dès avril, Saint-Siméon en bénéficiera aussi. Une trentaine de clients s’ajouteront alors.

« On a un budget, on achète tout dans les épiceries, mais depuis peu, on a un projet-pilote avec le Grand Marché de Charlevoix pour favoriser l’achat local. Le repas se vend à un prix dérisoire, soit 3 $ pour la soupe, le plat principal et le dessert », explique Angela Girard. Les repas fournis par l’Académie culinaire sont reçus comme une bénédiction. « On les divise en portions, on en distribue la semaine même et on en congèle pour utilisation ultérieure. C’est très apprécié », de conclure Mme Girard.

Popote active à Baie-Saint-Paul aussi

 Du côté de Baie-Saint-Paul, la popote roulante est aussi active, mais là, pas de bénévoles aux fourneaux. Le centre communautaire Pro-Santé orchestre la popote roulante pour 24 usagers, principalement des personnes âgées encore à domicile. « Quelques personnes avec des maladies dégénératives, une jeune maman, un handicapé intellectuel bénéficient aussi du service », explique

Annie Bouchard

, directrice générale du centre. On fait désormais affaire avec un sous-traitant, soit le centre hospitalier pour la confection des repas. « On n’avait plus assez de bénévoles pour offrir le service. Les repas sont divisés en portions sur place au centre communautaire et on fait

la livraison. On

offre le service le mardi et le jeudi », d’expliquer Annie Bouchard. Depuis quelques années, elle note que la demande a augmenté. « Pas besoin d’attendre d’être malade. Quand on est seul et qu’on n’a pas envie de cuisiner, le service est aussi une prévention. Les repas de l’Amitié aussi sont une bonne façon de sortir de la solitude et de partager un repas avec des gens. C’est un service apprécié qu’on offre toutes les deux semaines et qui occupe beaucoup les bénévoles», de conclure Mme Bouchard.

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