Le maire de Saint-Hilarion déçu de Québec

Par 12:00 AM - 16 avril 2009
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Transports Québec propose une étude de circulation sur les routes collectrices de la municipalité alors que le maire Rénald Marier s’attendait plutôt à une bonification du financement pour l’entretien des routes locales.

 «Faire une étude pour le trafic, c’est superflu. On veut gagner du temps, si on voulait vraiment régler, ce serait fait. Le CLD a déjà fait toute la démonstration», a indiqué le maire, déçu du peu de volonté à vouloir résoudre le problème.

Transports Québec souhaite confier à une firme le mandat de mesurer et qualifier les types de véhicules, l’importance et la destination des utilisateurs des routes dites collectrices, celles qui quittent le village pour joindre les autres municipalités.

Le problème, c’est que ces routes coûtent une fortune à entretenir, durant l’hiver notamment, près de 400 000 $ pour les 55 kilomètres alors que Québec verse 160 000 $. Saint-Hilarion menace de les fermer chaque automne. «Vous pouvez bien faire votre étude, mais tant qu’à moi elle n’avancera en rien cette problématique. Tout au plus, elle apportera des données supplémentaires qui seront variables, selon les périodes de l’année, car voyez-vous, les activités des fermes ne sont pas toujours égales. En certaine période, l’activité de transport se fait de nuit, d’autre de jour, il n’y a qu’à penser à l’épandage du purin», a fait savoir par lettre le maire Marier à la direction régionale de Transports Québec.

Les arguments du maire sont nombreux : aucune bonification depuis 1993, augmentation de la circulation en raison de la diversification agricole, état lamentable des routes au moment de la cession, grand nombre de kilomètres à entretenir et entretien jour et nuit.

«Je crois que faire une telle étude serait dilapider des argents qui pourraient être utiles au règlement de ce dossier de façon définitive. Vous pouvez toujours la faire, mais informez vos mandataires que le résultat n’affectera en rien le besoin que nous exprimons depuis longtemps. Mon inquiétude principale est que ce dossier traînera toujours à l’automne et nous porterons l’odieux de les fermer l’hiver prochain», termine M. Marier dans une lettre qu’il a aussi fait parvenir au premier ministre Jean Charest, aux ministres Julie Boulet et Laurent Lessard ainsi qu’à la députée Pauline Marois.

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