De nouvelles politiques qui ne feront pas l'unanimité au CSSS.

Par Emelie Bernier 12:00 AM - 02 avril 2009
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Exit les sandales, le maquillage exubérant, les bijoux et autres vernis à ongle à l’hôpital. Dans le but d’améliorer la sécurité, l’asepsie et le décorum dans les lieux de travail, les employés des différents points de service du Centre de santé et de services sociaux de Charlevoix devront faire face progressivement à de nouvelles contraintes. D’ici 3 ans, on espère pouvoir dire « mission accomplie ».  Si la plupart des nouvelles normes sont d’ores et déjà appliquées, certaines feront sourciller.

Pour le directeur général Guy Thibodeau, la plupart de ces nouvelles normes sont affaire de gros bon sens: «la plupart des employés appliquent déjà les principes de la nouvelle politique. On se dote d’un cadre afin que les gestionnaires soient mieux outillés pour amener un changement progressif. C’est une politique évolutive et nous sommes ouverts à la discussion », explique celui qui s’attend malgré cela à des réactions et des critiques de la part des professionnels.

La nouvelle politique concerne le port de l’uniforme,  le choix de chaussures sécuritaires, des restrictions au niveau des bijoux et du maquillage, entre autres. Les employés appelés à travailler auprès des malades devront aussi prendre l’habitude de se changer avant de quitter les lieux de travail.

« Il faut comprendre que c’est dans le but d’assurer la sécurité des patients et du personnel, notamment en ce qui a trait à la prévention des infections. Plusieurs ordres professionnels ont aussi des guides en la matière. Nous tiendrons bien sûr compte des secteurs et il est important que tout ça sera fait de façon progressive. On ne jouera pas à la police, on n’est pas à la petite école » a ajouter M.Thibodeau.

Le CSSS se dote aussi d’une « Politique relative à l’usage d’alcool et autres drogues sur les lieux et à l’occasion du travail et sur le jeu pathologique ». Cette politique, en plus de poser le principe de tolérance 0 pour les employés en fonction du CSSS, implique un programme d’aide aux travailleurs qui seraient aux prises avec des dépendances aux drogues ou à l’alcool ou qui souffriraient d’un problème de jeu pathologique.

« C’est une politique qui précise le niveau de tolérance et qui donne des paramètres d’intervention. Attention, ce n’est pas parce qu’il y a une recrudescence de ces comportements qu’on se dote d’une politique, c’est un engagement clair du Centre de Santé. Quand c’est écrit, c’est clair», de conclure M. Thibodeau.

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