Sur la colline de Michel Guimond

Par 12:00 AM - 09 janvier 2009
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Les 3 et 4 décembre derniers, l’Hebdo Charlevoisien était à Ottawa à l’invitation du député Michel Guimond qui nous a permis de le suivre dans les coulisses de son métier de politicien et de whip du Bloc québécois.

Les 308 députés fédéraux siègent environ 27 semaines par année à la Chambre des Communes en raison de 4 jours par semaine. Élu pour la première en 1993, il y a 15 ans, Michel Guimond se présente à l’aéroport de Québec tous les lundis matins dès l’aurore pour se rendre à Ottawa. Il fait le chemin inverse le jeudi, en fin de journée. « Il y a 475 kilomètres entre la porte de ma maison et celle du parlement », de lancer sérieusement le député.

Un appartement du côté de Gatineau l’attend lors de ces exils réguliers. La vie à Ottawa impose un rythme soutenu, mais très routinier alors que la coalition et la prorogation de décembre dernier faisaient office d’exception dans l’histoire parlementaire canadienne. « En comparaison, la vie au parlement, ça me rappelle cette vie de pensionnat à la fin des cours classiques, quand j’étudiais au Séminaire de Chicoutimi », de raconter le Saguenéen d’origine.

Sur la colline, le whip en chef du Bloc québécois commence ses journées vers 7 h 30 avec le triage de 15 centimètres de courrier. Pour le reste, ce sont notamment 104 jours de présence en chambre, 2500 cartes de Noël à signer, 45 députés sur lesquels il garde un œil, un Blackerry qui vibre constamment, 6 employés à Ottawa, 3 bureaux de comté et ses adjoints avec lesquels il reste en contact ainsi qu’une commission parlementaire. les mardi et jeudi.

Mais même dans le comté, l’homme gère ses agendas serrés. « Mon record, c’est 11 activités dans la même journée », de lancer avec fierté M. Guimond, roulant parfois jusqu’à 1000 kilomètres par fin de semaine pour être présent à différentes activités dans le comté.

M. Guimond dit recevoir personnellement à Ottawa de 8 à 10 groupes de visiteurs par année. À son invitation, des élèves et des personnes âgées, tout comme les journalistes de l’Hebdo Charlevoisien, lui rendent visite dans la capitale. « Je suis content d’avoir de la visite de mon comté. J’aime ça et j’aime le monde. Je ne suis pas un curé, je ne peux pas le nier. Être présent fait partie de mon capital politique », lance-t-il avec franchise. «Et être député, j’adore ça. Je suis comme un poisson dans l’eau. »

(Le reportage intégral de cette visite à Ottawa est disponible dans notre édition du 7 janvier.)

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