Transmettre le patrimoine scientifique

Transmettre le patrimoine scientifique

Maquette produite par la firme Smith & Vigeant

S’il se concrétise, le Pavillon Hubert-Reeves comprendra des activités scientifiques qui auront un impact touristique et économique majeur pour Charlevoix, et représentera un potentiel exceptionnel en regard à la venue de chercheurs internationaux. Charlevoix représente le seul cratère habité au monde, un laboratoire exceptionnel à ciel ouvert.

Le projet évalué à 15 M$ à ce jour serait financé à parts égales entre le secteur privé et les deux paliers de gouvernements, à la suite de partenariat qui impliqué l’Observatoire de la géosphère de Charlevoix (OGC), présidé par l’ex-recteur Michel Gervais. C’est le gouvernement du Québec, par l’entremise du ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale, François Blais, qui pourrait posséder l’avenir de ce projet entre les mains.  Déjà, les milieux municipaux de Charlevoix, l’industrie touristique et le secteur de l’éducation ont démontré leur intérêt.

On y retrouvera un centre documentaire et des espaces de travail destinés aux chercheurs, de même qu’une salle multifonctionnelle pouvant accueillir une centaine de personnes pour la tenue de conférences ou d’activités diverses. Il y aura un laboratoire terrain destiné à accueillir des techniciens stagiaires.

La géologie de Charlevoix et ses origines depuis l’espace se retrouveront dans un centre muséal grand public sur l’Astroblème. Le parcours géologique s’intègrera à terme au Géoparc de Charlevoix, faisant de toute la région un musée territoire à ciel ouvert, où le Pavillon Hubert-Reeves deviendra le noyau central, le point focal.

Le Pavillon permettra de sensibiliser le grand public aux connaissances scientifiques reliées à l’espace, il encouragera la persévérance scolaire et l’intérêt pour les sciences spatiales, en plus d’encourager le tourisme scientifique.

« Nous avons désormais d’innombrables preuves que nous sommes les héritiers d’un univers gigantesque, démesuré par rapport à notre brève existence. Nous savons aussi qu’il s’agit là de la juste mesure sans laquelle la vie, notre vie, n’aurait pu éclore. C’est la grande leçon de notre astronomie contemporaine », explique Jean-Michel Castonguay, professeur au Centre d’études collégiales en Charlevoix, fondateur de l’Observatoire de l’Astroblème de Charlevoix, où de plus en plus d’étudiants d’ici travaillent l’été. On constate d’ailleurs une croissance exponentielle de la clientèle intéressée par l’histoire de la Terre, d’où l’importance de saisir l’opportunité de vulgariser la recherche scientifique.

Les promoteurs rêvent déjà à l’idée de recevoir des autobus chargés d’étudiants venus découvrir leur planète, autant en provenance du Québec, de l’ouest ontarien, que des États-Unis ou des provinces maritimes.

Le gouvernement de Justin Trudeau semble favorable à ce projet parce qu’il est porteur pour l’avenir des jeunes canadiens. L’Agence spatiale canadienne est très impliquée. Quant au maire de La Malbaie, Michel Couturier, il a pris une position qui a fortement plu au membres du conseil d’administration de l’OGC lors d’une rencontre la semaine dernière à Québec.  « On commence à peine à prendre conscience de tout le potentiel d’un tel projet », a-t-il dit.

Il n’en fallait pas plus pour faire dire à la vice-présidente de l’OGC, Louisiane Gauthier : « Je suis très contente. Je n’ai jamais vu le maire de La Malbaie aussi enthousiasme en regard à ce projet à ce jour». Selon nos informations, le maire Couturier pourrait prioriser ce dossier en regard au legs que pourrait laisser le gouvernement canadien à la suite du passage du G7.

Le Pavillon Hubert-Reeves aurait pignon sur rue sur le Chemin du Havre, adjacent au parc événementiel du Havre de Pointe-au-Pic que doit construire la Ville au coût de 5 M$, voisin de l’actuel Musée de Charlevoix. Au bas mot, plus de 20 M$ pourraient être injectés dans ce secteur, en plus des travaux à venir au quai.