Les touristes ne craignent pas le froid!

Les touristes ne craignent pas le froid!

Les chiffres le prouvent : il faudra plus qu’une vague de froid pour refroidir l’ardeur des amoureux de Charlevoix! Les dg de quelques-unes des principales institutions hôtelières dressent un bilan très positif de l’année 2017 et du Temps des Fêtes qui l’a couronné.
Par Émélie Bernier
Au Fairmont Manoir Richelieu, les habitués sont rois durant le Temps de Fêtes. « Nos familles régulières, qui nous visitent d’année en année, étaient là. On a aussi noté une augmentation des clients ontariens. L’hôtel était bondé de Noël jusqu’au 2 janvier, avec un taux d’occupation de 75 à 80% pour la période des Fêtes. Le 31, les 405 chambres de avaient trouvé preneur », explique le directeur général Jean-Jacques Etcheberrigaray.
Le son de cloche est aussi bon dans Charlevoix-est. Le Germain Charlevoix et l’Hôtel Baie-Saint-Paul n’ont pas chômé durant la période des Fêtes.
Antoine Neyron, dg de l’Hôtel Baie-Saint-Paul depuis 25 ans, avoue que les sommets atteints en 2016 ont été un défi à dépasser. «Ça a mis la barre haute, parce qu’on avait fait une des meilleurs périodes des 10 dernières années », explique-t-il. Selon lui, le produit est cependant recherché et jouit de la « locomotive du Germain ». « Le Germain m’a aidé beaucoup des 3 ou 4 dernières années. Nos produits sont différents, mais de qualité, et ils visent une clientèle plus fortunée alors que nous on se place bien dans le créneau familial. On se complète bien », avance-t-il. Avec un parc d’environ 350 chambres a Baie-Saint-Paul, pour environ le triple à La Malbaie, Antoine Neyron considère que les hôteliers du secteur « n’ont pas de misère a tirer leur épingle du jeu. »
Sylvie Dionne, du Germain Charlevoix, est aussi très satisfaite du bilan des Fêtes de l’institution qu’elle dirige et dont la popularité a fait un spectaculaire bond de 20% en 2017. « Il y a des gens qui sont venus pour la 6e année! Les gens aiment la proximité de Baie-Saint-Paul! On travaille avec le calendrier scolaire, on essaie de prévoir le comportement des gens et on organise nos activités en conséquence. Ça marche! », se réjouit-elle. Elle qualifie l’année 2017 d’excellente année. «Notre meilleure année à vie! On est très content. L’hôtel vit bien, les clients sont contents, l’achalandage augmente, ça crée de l’emploi. 20 %, c’est énorme, mais ça peut augmenter encore! », indique-t-elle.
Et le froid?
Tous s’entendent pour dire que certaines personnes peuvent être « refroidies » par la vague de froid, mais pas la majorité. « On a eu de 5 à 10 % d’annulation, mais on a rempli durant 6 ou 7 jours quand même », analyse Antoine Neyron. « Le froid fait peur a des gens. On a perdu du monde, mais on en a gagné aussi. Disons que les fêtes s’annonçaient exceptionnelles et ont plutôt été très bonnes », commente pour sa part Sylvie Dionne. Les motoneigistes ont pour leur part profité du froid. « Le gros de la saison s’en vient, mais comme le froid ne fait pas peur aux motoneigistes, au contraire! Les sentiers sont sécuritaires, les rivières gelées. Mais le gros de la saison s’en vient », de dire Jean-Jacques Etcheberrigaray qui voit plutôt des points positifs aux températures glaciales. « Les gens restent à l’Hôtel, ils sont davantage captifs et profitent des installations, des restaurants! »
2018, l’année G7
La fébrilité s’installe au Fairmont Manoir Richelieu, alors que l’institution se prépare a accueillir le sommet mondial du G7. « On est très stimulés, ravis et il va falloir se préparer en conséquence pour livrer du mieux possible la marchandise, de concert avec le comité des affaires mondiales », résume M. Etcheberrigaray. La main d’œuvre est « un enjeu quotidien depuis 10 ans », mais la période du G7 ne laissera pas place à l’improvisation. « Pour offrir un service optimal, on a besoin de 500 personnes soit 200 personnes de plus que l’équipe en place en dehors de la grosse saison ». Le G7 occupera l’entièreté de l’hôtel du 27 mai au 2 juin. « J’ai un hôtel qui est réservé au complet. Je suis en business, disons! », se réjouit le dg.
L’Hôtel Baie-Saint-Paul accueillera pour sa part les membres de la Gendarmerie royale du Canada. Du côté du Germain Charlevoix, les pourparlers sont encore en cours, mais Sylvie Dionne confirme que la capacité d’accueil de son hôtel sera elle aussi dévolue à l’événement de l’année dans Charlevoix.