Tourisme Charlevoix veut structurer le produit « motoneige »

Tourisme Charlevoix veut structurer le produit « motoneige »

Avec la direction prise au cours des dernières années quant aux campagnes promotionnelles, Tourisme Charlevoix surfe sur une vague irréversible depuis 2013. En considérant la saisonnalité, le taux d’occupation en hébergement a atteint un taux de 47,8%, une hausse de 18,4%, qui fait dire au directeur général Jacques Lévesque que la croissance doit maintenant passer par l’ajout de nouveaux produits.

À courte terme, il croit que le fait de lancer une troisième campagne promotionnelle, celle de l’automne, peut apporter de l’eau au moulin. Mais à moyen et long termes, il devient important de penser à structurer « le produit motoneige ». Les dépenses en mise en marché ont d’ailleurs grimpé d’un demi-million de dollars en moins de cinq ans, une hausse de près de 20%.

Éric Desgagnés, de la Cidrerie Pedneault de l’Isle-aux-Coudres, président réélu, écrit que les augmentations les plus importantes dans le secteur de l’hébergement au Québec sont observées aux Îles-de-la-Madeleine (+32,4%) ainsi que dans Charlevoix (+22,6%) en 2016.

« Le chiffre d’affaires uniquement en hébergement a atteint 59 646 000 $ en 2016. Si on comptabilise les autres dépenses engendrées dans Charlevoix, on peut en déduire que plus de 120 M $ d’argent neuf entrent ici grâce à l’industrie touristique. Il faut maintenant s’attaquer à la saisonnalité avec une croissance saine et structurée », explique M. Lévesque.

« Nous maintenons nos objectifs de croissance de 3% au Québec et 5% hors Québec. À l’international, la motoneige intéresse beaucoup. Le centre de ski Le Massif a permis à Baie-Saint-Paul d’avoir une moyenne d’occupation en hébergement de 41,7% en mars. La région a gagné presque 10% en janvier. Au Québec, l’hiver, c’est dans Charlevoix, car nous sommes une région très choyée avec la neige, mais mal structurée avec nos produits », dit-il.

Le directeur est d’avis que l’écoute régionale est meilleure en regard à leur industrie : « Avec 4000 emplois, je crois que notre point de vue peut être intéressant. La grande entreprise nous a quittés et elle ne reviendra plus. C’est pourquoi nous devons travailler en collaboration avec ceux qui veulent s’établir ici ».

Tourisme Charlevoix entend assumer un leadership en ayant déjà assis à la même table les gens de l’Union des producteurs agricoles, des clubs de motoneige les Sapins d’Or et Les Aventuriers et des partenaires de l’industrie. Il faut s’assurer d’avoir des ententes, similaires à d’autres régions, afin d’avoir des sentiers ouverts, bien entretenus, correspondant aux besoins des touristes. L’ouverture du parc des Hautes-Gorges à l’année n’est plus qu’une formalité. Elle est prévue dans le plan de développement de Parcs Québec.

Toute la publicité entourant la Réserve mondiale de la biosphère intéresse une clientèle internationale, comme la pratique de nouvelles activités : motoneige hors sentiers, snow kite, pure nature en hiver en ski de fond ou en raquettes, randonnée en forêt, aventures de fortes sensations, etc.

Club Med

Tourisme Charlevoix est très favorable à l’implantation d’un Club Med à Petite-Rivière-Saint-François, mais conçoit que des discussions devront être entretenues. « En considérant qu’il peut y avoir une augmentation de l’offre en hébergement de 10%, nos membres ont besoin d’être rassurés qu’il ne vise pas la même clientèle. Aussi, nous vivons une grave pénurie en regard à la main-d’œuvre. Alors quel serait leur plan de match? », questionne M. Lévesque.

Quant aux finances de l’Association touristique, elles se portent très bien. D’un déficit anticipé de 150 000 $, le bilan de l’exercice affiche un surplus de 182 087 $ sur un budget de près de 3,6 M $. «On a amendé nos règlements généraux afin de baisser le quorum de l’assemblée générale annuelle de 10 à 5%. Avec plus de 460 membres, il devenait difficile de l’atteindre. Pourquoi? Plusieurs de nos membres ont de petites entreprises et nous avons développé un lien de confiance avec nos membres. Il n’y a pas de scandale ici. Nous avons une structure associative performante et stable », conclut-il

Réélus

Benoît Provencher, de Héli-Charlevoix, France Lavoie, de Ferme et Érablière Le Boisé, Hélène Marchand, de l’Auberge des 3 canards, Martin Dufour, du Club Bataram, Pierre Couturier, de Top Location, Alexandre Dufour, de Maison d’affinage Maurice Dufour, et Daniel Guay, d’Hébergement Charlevoix.