Sled Peak MGF : SOS, besoin d’argent

Sled Peak MGF : SOS, besoin d’argent

L’organisation du Sled Peak de Charlevoix risque de faire mentir le proverbe « Jamais deux sans trois ». Si on ne trouve pas un moyen de financer l’événement, il risque de s’éteindre… ou encore de s’installer ailleurs. Des approches ont déjà été faites par d’autres montagnes pour tenir l’événement.

Par Gilles Fiset

La troisième édition du Sled Peak MGF est loin d’être assurée. « On va réfléchir et on va faire nos chiffres pour savoir si on rentre dans notre argent. Là, on va savoir si on veut continuer dans ces conditions-là », confie l’organisateur de l’événement, Christophe Dandurand. Ce dernier ne cache pas que l’argent est le nerf de la guerre pour assurer la pérennité de sa course de motoneiges. « Pour faire deux compétitions, le Mont Grand-Fonds et le Mont Orignal, j’ai besoin d’un montant qui oscille entre 60 000 et 80 000 $ », énonce-t-il.

Il faut dire qu’un événement comme celui qu’il dirige est loin d’être gratuit à organiser. « Une opération comme le Mont Orignal et celle-ci me coûte 150 000 $. Ce n’est pas la peine de dire qu’ils ont fait 5 000 spectateurs multipliés par 20 $ de l’entrée, donc ça fait 100 000 $ », dit-il en ajoutant que ce genre de calcul est faux puisque beaucoup de spectateurs paient une journée et reviennent le lendemain. De plus, même si un grand nombre de bénévoles contribuent à l’événement, certains frais sont toujours à prévoir, selon M. Dandurand, comme les équipes de télévision, les écrans pour présenter les courses, etc.

S’installer ailleurs

L’organisateur du Sled Peak de Charlevoix ne cache pas qu’il a été approché pour produire son événement ailleurs. « Il y a trois montagnes qui m’ont demandé d’y aller déjà. On leur a remis un dossier, on leur a dit combien ça coûtait et on va voir comment ça se passe.  Si demain une autre montagne me dit qu’elle me donne 50 000 $ pour organiser un sled peak chez eux, je pars tout de suite, parce que les 50 000 $, il me les faut », révèle M. Dandurand en ajoutant que les dirigeants du Mont Orignal lui avaient donné 20 000 $ pour organiser leur sled peak en mars dernier.

Des solutions

Pour l’organisateur en chef du Sled Peak MGF, LA solution serait d’obtenir l’appui d’un commanditaire majeur. « Il n’y a pas 50 façons de rentabiliser un événement comme ça. La meilleure, c’est d’avoir un commanditaire important qui dit voilà, je mets 100 000 $ sur la table et le Sled Peak m’appartient et porte mon nom ». Mais il entrevoit aussi d’autres solutions, moins intéressantes cependant, comme faire payer les internautes qui admirent le spectacle via le web. « À terme, le webcast, il faudrait le faire payant ou alors en géolocalisation, c’est-à-dire que les gens qui sont à plus de 50 ou 100 km devront payer pour voir », dit-il.

Bien entendu, il y a l’aide gouvernementale. Le Sled Peak pourrait être admissible à partir de sa troisième édition à un programme de subventions du ministère du Tourisme de 25 000 $. Les démarches seraient en cours avec l’aide de la députée de Charlevoix-Côte-de-Beaupré, Caroline Simard, selon M. Dandurand.

Tout n’est donc pas encore joué, mais une ombre plane sur le Sled Peak MGF. « Si ça ne fonctionne pas, peut être que l’on fera ça tous les deux ans comme à d’autres endroits qui ont de la difficulté financièrement avec leur événement. Si je n’arrive vraiment pas, alors j’arrêterai. Je l’ai créé il y a deux ans, ça ne me dérange pas de l’abolir », termine l’organisateur.