Saint-Aimé-des-Lacs fera boucher les trous

Saint-Aimé-des-Lacs fera boucher les trous

Annette Roberge

Les membres du conseil de Saint-Aimé-des-Lacs ont adopté une résolution afin de faire réparer les trous sur le chemin du Pied-des-Monts. Lundi après-midi, Claire Gagnon, mairesse, a confirmé que l’entrepreneur avait le mandat d’aller au bout du chemin.

Mme Gagnon a aussi ajouté qu’elle comprend les demandes des citoyens, mais que la municipalité n’a pas l’argent à court terme pour effectuer les travaux qui coûteraient plus de 3 M $ pour paver la totalité des kilomètres restants.

« Est-ce que les gens sont prêts à payer une taxe de secteur ?, questionne Mme Gagnon. Nous devons tenir compte de l’ensemble des chemins à entretenir, le lac Nairn, le chemin de la réserve, la rue Larouche, etc. »

Elle confirme que son conseil est dans l’attente d’un avis juridique du ministère des Affaires municipales et de l’Occupation de territoire (MAMOT) pour un montant de 590 000 $, une somme qui provient de la taxe d’accise, et qui permettra le pavage de 680 mètres. « Avec ce montant, mon conseil aura investi près de 1 M$ sur ce chemin », ajoute la mairesse.

Elle a de plus lancé une flèche vers le conseiller Marc-André Lussier, l’accusant de se faire du capital politique en prenant part aux discussions comme citoyen et conseiller.

D’ailleurs, des citoyens désabusés étaient présents à la dernière assemblée pour s’assurer qu’une décision serait prise. Évidemment, le projet de simplement boucher les trous ne comble pas les citoyns, mais au moins, il sera plus sécuritaire d’emprunter le chemin et d’avoir recours à une ambulance ou au camion des incendies. Annette Roberge a l’intention de recréer le comité de citoyens pour faire valoir leurs droits.

« Pour la municipalité, il semble que nos vies, nos propriétés et même nos voitures que nous devons constamment réparer ne valent pas la peine d’allonger des dollars pour la réfection sérieuse dudit chemin. Nous avons expliqué ce problème des dizaines de fois à nos élus, jusqu’ici sans succès. Pourtant, nous, résidents des secteurs de villégiature, payant le même taux de taxes municipales que les résidents du village et ayant même connu une augmentation moyenne de 30% au nouveau rôle d’évaluation de la MRC, alors que nous ne bénéficions d’aucun service d’eau et d’égouts, nous pourrions au moins avoir une route d’accès digne de ce nom », a écrit Annette Roberge, dans la lettre que Mme Gagnon n’avait pas reçue.

« Ça fait sept ans que nous nous battons pour avoir un chemin carrossable, (trois ans sous l’ancienne administration), laquelle avant de finir son mandat avait commencé le travail, et vous au début du vôtre, (sûrement pour remplir une de vos promesses électorales) vous avez complété le bout d’asphaltage commencé et fait un essai sur un demi-kilomètre, qui pourtant s’était avéré concluant, mais que vous ne voulez pas continuer pour des raisons qu’avec l’expérience du temps ne tiennent plus », a-t-elle ajouté.