Rodéo de Charlevoix: vers les ligues majeures

Rodéo de Charlevoix: vers les ligues majeures

Avec une participation de 20 000 personnes sur trois jours et des cow-boys qui viennent d’aussi loin que de l’Arkansas pour compétitionner, le Rodéo de Charlevoix fait tranquillement son entrée dans les ligues majeures. D’autant plus que les promoteurs de l’événement ne veulent pas s’arrêter en si bon chemin et espèrent améliorer le spectacle pour l’an prochain.
Par Gilles Fiset
Pour sa huitième édition, le Rodéo a battu son record de participation du public, selon Guillaume Harvey, un des maitres d’œuvre de l’événement. « On a fait un décompte assez rapide, je n’ai pas encore regardé le total des entrées, mais selon la quantité de personnes dans les estrades, on arrive à près de 20 000 personnes au total, 5 000 le vendredi, 7 000 à 8 000 le samedi et un autre 5 000 pour dimanche », précise-t-il.

M. Harvey attribue ce succès d’abord à la belle météo, aussi à la bonne campagne publicitaire avant l’événement et, bien entendu, à la qualité du spectacle. Ce spectacle comprend la classique compétition de rodéo et d’autres activités connexes telles que les démonstrations de voltige en moto du Milo Land Tour et les compétitions d’hommes forts et de techniques de bûcheron.
Il n’y a pas que le public qui se presse en plus grand nombre; de plus en plus de compétiteurs viennent des États-Unis, selon Guillaume Harvey. « Des gens de l’Arkansas sont venus pour notre événement. Ils passent une semaine ici avant d’aller à un autre rodéo dans la province. On en a toujours eu, mais il commence à y en avoir de plus en plus. On commence à être connu et reconnu », dit-il en ajoutant que le montant des bourses, 17 000 $ au total, et la renommée du rodéo attirent de plus en plus de compétiteurs.
Toujours plus
Les organisateurs ne comptent pas s’assoir sur leurs lauriers. « Je ne peux pas encore révéler quoi que ce soit, mais on va créer un renouveau l’an prochain pour ne pas que les gens disent que c’est toujours pareil. On est rendu là, amener des nouveautés et agrémenter le spectacle le plus possible. On va présenter quelque chose qui ne se fait pas encore ici et qui est en rapport avec le rodéo », affirme Guillaume Harvey, en ajoutant que la prochaine édition aura probablement une « touche américaine ».
Les promoteurs ont aussi des projets avec Tourisme Québec pour faire du Rodéo de Charlevoix un événement touristique de niveau provincial, sans toutefois se comparer au Rodéo de Saint-Tite. Ils commencent même à amasser des données pour prendre les meilleures décisions possibles durant les prochaines années. « Pour la première fois, on a eu une équipe de sondeurs sur place. On veut savoir d’où les gens viennent et ce qui devrait être amélioré pour savoir vers où on s’enligne, explique Guillaume Harvey.
Mais avant de penser à prendre de l’expansion, les infrastructures devront être améliorées. « On a augmenté le nombre d’estrades cette année, mais si l’achalandage augmente encore, il faudra répondre à la demande. On ne peut pas faire payer les gens et ne pas être capable de les assoir », fait savoir M. Harvey en terminant.