Quarante bougies pour un organisme essentiel

Quarante bougies pour un organisme essentiel

L’Association des personnes handicapées de Charlevoix (APHC) fête cette année son 40e anniversaire. Pour souligner l’événement, environ une centaine de personnes ont participé à un souper au centre de loisirs de Rivière-Malbaie le 28 avril dernier. Bien que de nombreux progrès aient été réalisés, il reste encore du chemin à faire dans l’inclusion des personnes handicapées.
Lors cette soirée de célébration, plusieurs activités ont eu lieu telles la présentation de l’historique de l’organisme et la remise d’attestation de reconnaissance à un bénévole qui s’implique depuis plus de 20 ans. Plusieurs politiciens étaient présents, soit la députée provinciale Caroline Simard, le maire de La Malbaie Michel Couturier, celui de Notre-Dame-des-Monts Alexandre Girard et son collègue de Saint-Hilarion Patrick Lavoie. Toutes les personnes rencontrées s’entendent pour dire que l’organisation est essentielle dans Charlevoix.
« Il y a encore beaucoup de travail à faire pour l’intégration sociale des personnes handicapées », avance Sylvie Breton, directrice générale de l’APHC. François Thivierge, vice-président, abonde dans le même sens. Celui qui vit avec l’ataxie de Charlevoix-Saguenay déclare qu’il existe encore beaucoup de préjugés dans la société. « L’APHC m’aide à briser l’isolement. Lorsqu’on vit avec un handicap, il est facile de rester tout seul chez soi, et de ne pas sortir », affirme-t-il.
De plus, M. Thivierge, qui se déplace en fauteuil roulant, dénonce que plusieurs commerces de la région ne sont pas adaptés à ses besoins. « Certains ont une rampe d’accès, ce qui est bien. Or, la porte d’entrée a un seuil de 6 pouces de haut. Nous ne pouvons donc pas plus entrer. On revire de bord et on s’en va», cite-t-il en exemple. Il ne comprend pas pourquoi plus d’entreprises ne modifient pas leurs installations, car la région compte trois maladies orphelines.
Quant à elle, Sylvie Breton déplore le manque de ressources dans la région. « Certaines personnes handicapées encore jeunes doivent même demeurer en CHSLD, car leurs besoins vont au-delà du soutien à domicile offert », dénonce celle qui milite en faveur de la création d’une maison dédiée à ces personnes dans Charlevoix. Aussi, comme plusieurs organismes communautaires, l’APHC souffre de sous-financement chronique.
De plus, la question du transport adapté est problématique. Si une personne de l’Est a un rendez-vous médical dans l’Ouest, il doit transférer de taxi à Saint-Hilarion, ce qui crée des difficultés supplémentaires.
L’APHC accueille trois groupes hebdomadairement, il offre des services d’accompagnement pour les rendez-vous médicaux, organise des activités de loisirs, donne de l’information et des références à ses membres en plus de les représenter sur différents comités.
Créé en 1978 par des personnes handicapées et leurs parents, l’organisme milite depuis pour l’intégration sociale de ces dernières. Annuellement, environ 80 Charlevoisiens et Charlevoisiennes vivant avec un handicap participent à ses activités. L’APHC compte aussi 60 membres bienfaiteurs.