Les Premières Nations auront une place au G7

Les Premières Nations auront une place au G7

Plusieurs représentants des Premières Nations et le sous-ministre du Sommet du G7, Peter Boehm (troisième en partant de la droite). Photo gracieuseté

Des chefs des Premières Nations du Canada ont rencontré le sous-ministre du Sommet du G7 Peter Boehm le 12 février dernier pour discuter de la place qu’ils occuperont durant le fameux Sommet.

Par Gilles Fiset

« On est ici par invitation une première rencontre sur consultation sur les cinq thèmes qui vont être présentés au G7 et voir de quelles façons on peut contribuer à amener des messages dans ces thèmes », affirme Clifford Moar, chef de la communauté innue. Ce dernier espère aussi que le Sommet permette au monde d’en apprendre davantage sur les Premières Nations. « Le Sommet va être une belle tribune pour faire connaitre la réalité des premières nations qui est peu connue et pas seulement par les Canadiens, mais aussi par les autres pays », dit-il.

Tout en étant d’accord avec son confrère innu, Konrad Sioui, grand chef de la réserve amérindienne Wendake, ajoute qu’en plus d’une vitrine, les Premières Nations espèrent que quelque chose de durable va rester après le Sommet. « … Qu’est-ce qui va rester, car ce n’est pas juste une vitrine, car si c’est juste une vitrine, on n’en a pas besoin. On veut… que le monde, pas juste le G7 reconnaisse notre économie traditionnelle, notre force, nos valeurs, on veut que nos femmes soient considérées et pas juste comme des victimes », affirme-t-il.

Le sous-ministre du Sommet du G7 de son côté s’est dit très satisfait de la rencontre de 90 minutes qu’il a eue avec des chefs des Premières Nations et que d’autres étaient prévues au calendrier. Cependant, il n’a pas été en mesure de préciser le rôle que les Premières Nations joueraient lors du Sommet.