Plus de 100 000$ investis pour le dégivrage/antigivrage (vidéo)

Plus de 100 000$ investis pour le dégivrage/antigivrage (vidéo)

Crédit photo : claude boulet

La MRC de Charlevoix-Est a tenu une activité de presse afin de promouvoir les avantages de son nouveau système de dégivrage/antigivrage d’aéronefs à l’Aéroport de Charlevoix, aéroport dont elle est propriétaire et gestionnaire des opérations.
« Cet investissement de plus de 100 000 $ a permis l’acquisition d’un équipement qui permettra de contrer les conséquences négatives dues aux possibilités de givre sur la carlingue des aéronefs en début et en fin de saison », a mentionné Sylvain Tremblay, préfet de la MRC. Il ajoute que « la présence d’un équipement est un facteur déterminant dans le choix d’une destination aéroportuaire pour un pilote, agissant comme une sorte de police d’assurance ».
« L’aéroport, c’est un outil de développement sous-estimé qui pourrait soutenir davantage notre développement. C’est un bel endroit pour accueillir du tourisme international. Cet appareil améliore la sécurité et allonge la saisonnalité »
Selon le directeur général de la MRC, Pierre Girard, l’aéroport régional était déserté le printemps et l’automne depuis qu’un jet privé était resté collé ici au sol plusieurs jours pour de telles raisons, il y a quelques années. Le mot s’était vite passé. Bagotville et Québec étaient devenus les destinations choisies pour effectuer un ravitaillement. Il faut savoir qu’une telle opération apporte des revenus intéressants aux aéroports relativement à la vente d’essence et des revenus aussi pour l’atterrissage.
M. Girard confirme qu’une étude réalisée au coût de 12 000 $ a confirmé la rentabilité de cet achat. Une formation a donc été dispensée la semaine dernière par TUG Technologies Corporation/Premier, le fournisseur sélectionné dans le cadre d’un appel d’offres de la MRC, sur invitation. Cet ajout peut donc prolonger de plusieurs semaines les opérations dans Charlevoix.
Pour Jacques Lévesque, directeur de Tourisme – Charlevoix, c’est effectivement un avantage pour le tourisme d’affaires, les propriétaires de jets privés et les aventuriers. La météo est très variable en région, de sorte que les pilotes craignaient de se retrouver dans l’impossibilité de s’envoler après quelques jours passés ici.
Les coûts de dégivrage varient entre 500 et 10 000 $, selon la grosseur de l’appareil. Ici, considérant la longueur de la piste, les longs porteurs ne peuvent atterrir.
Selon Sylvain Tremblay, propriétaire d’Aviation Charlevoix, une entreprise touristique, l’envolée est l’aspect le plus risqué d’un vol. « Aucun givre n’est permis sur l’appareil, sinon il y a danger. Moi, ma saison de vols sera complétée lorsque cet appareil servira. Mais c’est une belle acquisition. Le mot va vite se passer qu’on peut atterrir maintenant dans Charlevoix ».
Rappelons que l’aéroport restera fermé l’hiver puisqu’il n’est pas équipé pour effectuer le déneigement.