Le moine boudhiste Toyoshige Sekiguchi, la figure marquante de l’opposition au G7

Le moine boudhiste Toyoshige Sekiguchi, la figure marquante de l’opposition au G7

Samedi matin, 8h, c’est le calme plat sur la rue Richelieu dans le secteur Pointe-au-Pic. À l’aube de cette deuxième journée du Sommet du G7, un son transperce le silence. Le moine bouddhiste japonais Toyoshige Sekiguchi s’avance rapidement, jouant du tambour.

En l’absence de manifestation d’importance dans la zone de libre expression, le sage deviendra certainement l’image de l’opposition au Sommet du G7 de La Malbaie pour les Charlevoisiens et Charlevoisiennes. Depuis son arrivée le 6 juin dernier, il passe ses journée au coin de la rue Richelieu et de la côte Bellevue pour manifester contre les armes nucléaires.

Le moine ne parle que très peu. Il tend un tract, maintenant traduit en français, aux passant afin d’exprimer son message. Il demeure impassibles aux demandes des forces policières qui lui suggère de rejoindre la zone de libre expression.

Depuis le début de son périple, Toyoshige Sekiguchi a fait beaucoup parler de lui dans les médias locaux et nationaux. Ainsi, ses prétentions ont été largement diffusées dans l’espace public et des maires se sont déclarés « maires pour la paix » à sa demande.  Ironiquement, il ne parle pas et son seul geste « subversif » a été de marcher 400 kilomètres avec une pancarte.

Pendant ce temps, à Québec, les casseurs font parler d’eux… pour leurs gestes de casse…