Le ministre Proulx approuve le déficit de 883 000 $

Le ministre Proulx approuve le déficit de 883 000 $

Les gestionnaires Stéphanie Marcotte, Julie Normandeau et Martine Vallée, en compagnie du président Pierre Girard.

 

Ce n’était qu’une formalité, le ministre de l’Éducation Sébastien Proulx a donné son autorisation verbale afin que la Commission scolaire de Charlevoix opère la prochaine année avec un déficit opérationnel de l’ordre de 883 000 $.

Cette décision a été confirmée hier soir, dans la cadre de la dernière assemblée de l’année du conseil des commissaires de la CSDC. Ainsi, le budget se chiffre à 46 662 086 $ et le taux de la taxation sera de 24,574 cennes du 100 $ d’évaluation. Les comptes de taxes seront expédiés en août prochain.

École Thomas Tremblay

Dans ce dossier, aucun acheteur n’a cogné à la porte de la Commission scolaire pour se porter acquéreur de l’école depuis que le ministre a refusé la transaction avec l’homme d’affaires Michel Villeneuve. Cependant, le président Pierre Girard a affirmé qu’il avait établi un contact avec Mathieu Simard, président du Musée des arts contemporains de Baie-Saint-Paul, pour valider s’il y avait toujours un intérêt.

En considérant le refus de vendre cette école au coût de 311 000 $, M. Girard demeure toujours dans l’attente d’une indication quant au prix de vente que le ministre Proulx accepterait de la CSDC pour qu’une transaction soit effectuée. Obtenir un chiffre aiderait à orienter les actions auprès de partenaires éventuels. M. Girard avoue qu’il se donne jusqu’à l’automne avant de décider si la CSDC retournera en appel d’offre ou si elle fera appel à un courtier immobilier. Dernièrement, des représentations ont été faites par Stéphanie Marcotte, directrice des Ressources financières et matérielles, afin de revoir l’évaluation foncière de l’école puisque Baie-Saint-Paul composera avec un nouveau rôle de la MRC de Charlevoix cet automne. « L’évaluation de plus de 900 000 $ nous semble élevée par rapport aux montants que nous avons obtenus lors du premier appel d’offre. Nous pensons que revoir à la baisse la valeur marchande du bâtiment aiderait à la suite du dossier », a soutenu M. Girard.

La CSDC n’a toujours plus l’intention d’engager des frais pour maintenir cette bâtisse en bon état.

Réussite éducative

Les commissaires ont été sensibilisés au sujet des enjeux de la nouvelle politique éducative du ministère de l’Éducation, qui vise à atteindre un taux de passage de 85% d’ici 2030.

Selon Martine Vallée, il n’y a pas vraiment de surprise, considérant les consultations menées l’automne dernier. Il est question, notamment, d’améliorer le taux de passage chez les garçons. Il reste à venir le plan stratégique cet automne.   « Il n’y a pas de surprise. Nous sommes à l’étape de l’appropriation par nos gestionnaires ».

Quand on prend connaissance du document, on commence à voir quelles seront les interventions qui pourraient se retrouver dans le plan stratégique, selon Mme Vallée.