L’unité d’hémodialyse est inaugurée au nouvel Hôpital de Baie-Saint-Paul

L’unité d’hémodialyse est inaugurée au nouvel Hôpital de Baie-Saint-Paul

Le ministre Gaétan Barrette coupe le ruban d’inauguration accompagné de la députée de Charlevoix-Côte-de-Beaupré, Caroline Simard.

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette est passé au nouvel hôpital de Baie-Saint-Paul vendredi dernier pour faire l’inauguration d’une unité d’hémodialyse à la fine pointe qui recevra ses premiers patients dès le 4 avril.

Par Gilles Fiset

L’unité comportera six chaises spécialement équipées pour l’hémodialyse, une capacité largement supérieure aux besoins de la région qui compte 11 personnes nécessitant de tels traitements.

« Pourquoi il y en a six, c’est parce que les dialysés mènent une vie normale et ça arrive qu’ils voyagent. Comme vous vivez dans une des plus belles régions du Québec, il faut avoir la capacité de recevoir ces gens qui viennent durant la saison touristique », explique le ministre Barrette qui pense aussi à l’avenir. « [… ]avec le vieillissement de la population […], on sera capable de faire face aux besoins pour des décennies à venir », ajoute-t-il.

Les nouveaux locaux permettront aux personnes atteintes d’insuffisance rénale de recevoir leur traitement dans un endroit plus convivial et plus à même de donner des soins complets. Trois Charlevoisiens qui étaient obligés de se rendre jusqu’à Québec plusieurs fois par semaine pour y être traités étant donné la gravité de leur cas pourront recevoir leurs soins au nouvel hôpital de Baie-Saint-Paul. De plus, une salle avec cuisinette a été prévue pour recevoir les accompagnateurs qui doivent attendre la personne en traitement.

Des mesures de confort qui prennent toute leur importance quand on connaît la situation des personnes qui doivent recevoir des traitements d’hémodialyse. « L’hémodialyse sert à traiter des gens qui sont en insuffisance rénale, une maladie chronique qui finit avec la dialyse. Le rein ne fonctionne plus. Il ne peut plus éliminer les déchets du corps humain. Il y a alors deux options possibles, la dialyse péritonéale qui peut être faite à la maison, ou bien l’hémodialyse. Dans ce dernier cas, vous devez aller dans un endroit avec une machine dans laquelle votre sang circule pour en extraire les déchets. Les séances sont obligatoires, trois fois par semaine, chaque semaine et toute l’année, à vie », expliquait le ministre, suite à une question d’une journaliste sur le sujet.

Le service sera offert trois jours par semaine et il sera assuré par une équipe interdisciplinaire formée d’un spécialiste en génie bio médical, de quatre infirmières et de deux préposés. L’unité fonctionnera en collaboration avec les néphrologues du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Québec.

L’ancienne unité mobile qui ne comptait que quatre chaises de traitement sera relocalisée de façon permanente dans la région de Portneuf.

Une urgence plus sécuritaire

Les médias ont eu accès à quelques unités du nouvel hôpital en primeur, dont l’unité des urgences et celle de traumatologie. L’urgence, quant à elle, comptera huit civières au lieu des six présentement en fonction dans l’ancien hôpital en plus de deux civières de traumatologie.

Ces dernières seront séparées non plus par des rideaux, comme c’est le cas dans l’urgence actuelle, mais par des murs. Une bonne façon de lutter contre la transmission des infections, selon le chef de service Donald Caron, présent lors de la tournée de l’hôpital, mais aussi de préserver la confidentialité des soins. Les clients seront toujours en visuel direct avec du personnel médical que ce soit dans la salle d’attente ou sur une civière, une façon d’augmenter la sécurité des usagers.

Il reste encore du travail

« Au cours des prochaines semaines, le travail pour rendre l’hôpital fonctionnel se poursuivra et près de 140 personnes s’affairent actuellement à préparer les espaces cliniques, simuler les processus de travail, installer et faire la mise en service des équipements médicaux, configurer les outils de travail, etc. », expliquait le président-directeur général du CIUSSS, Michel Delamarre. Celui-ci a aussi mentionné que 450 employés seront formés de mai à juin pour un total de 11 000 heures de formation pour l’utilisation des nouveaux équipements et l’application des processus de travail révisés. M. Delamarre a stipulé que le grand déménagement vers le nouvel hôpital devrait se faire en septembre tel qu’annoncé.

Une des six chaises d’hémodialyse

La salle d’attente de la nouvelle urgence.

La salle de traumatologie.

Un poste d’infirmières.

Une des chambres

Le grand hall d’entrée