Le Centre de l’émeu aura un économusée : investissement de 1 million $

Le Centre de l’émeu aura un économusée : investissement de 1 million $

Voici ce à quoi devrait ressembler l’économusée La Huilière. Photo courtoisie

La ferme agrotouristique de l’émeu située à Saint-Urbain prévoit se doter d’un économusée, La Huilière, dès l’été prochain pour mieux recevoir ses visiteurs et mettre en valeur ses produits.

Par Gilles Fiset

Cela fait depuis 2010 déjà que la propriétaire du Centre de l’émeu, Raymonde Tremblay, pense à bonifier son entreprise en y intégrant un centre de transformation, d’interprétation et de dégustation : l’économusée de La Huilière.

Une bâtisse de 35 x 55 pieds viendra s’ajouter aux installations actuelles qui accueillent de 300 à 400 oiseaux, selon la saison. Les nouveaux locaux, disposés sur deux étages, serviront à la transformation des produits de l’émeu, mais aussi à l’accueil des touristes avec une aire de dégustation et une nouvelle boutique. Le tout sera ouvert à longueur d’année.

Usine de transformation

La transformation du gras en huile d’émeu, un produit vendu sur les marchés pour ses vertus dermatologiques, entre autres, se fera désormais directement à la ferme. « Actuellement, il faut que j’envoie mon gras à La Pocatière pour qu’il soit converti en huile. En procédant ici, je fais des économies de temps et je maximise les ressources », explique Mme Tremblay.

C’est grâce à l’achat de cuiseur-agitateur sous vide que ces opérations seront possibles. « C’est un équipement d’importance pour la ferme, mais aussi pour la région », ajoute la propriétaire qui compte bien maximiser les possibilités de son équipement, sans donner plus de détails.

La construction de l’économusée ferait suite à la sortie en décembre dernier d’une toute nouvelle gamme de produits de haute qualité à base d’huile d’émeu en provenance du centre.

Économusée

L’espace créé permettra aux touristes d’admirer les différentes étapes de la production par le biais de grandes vitrines d’observation comme il en existe dans d’autres institutions du genre.

Le centre sera doté d’un espace de dégustation confortable qui pourra même servir des repas complets. « C’est une façon de faire connaître la viande d’émeu qui est encore trop peu consommée », se plaint Raymonde Tremblay.

Les nouvelles installations emploieront jusqu’à sept employés et permettront de désaisonnaliser les emplois offerts par la ferme agrotouristique.

Une dernière subvention

Il reste une réponse à obtenir du ministère du Tourisme pour une demande de subvention et le projet démarre véritablement, selon Mme Tremblay qui ne voit pas comment le ministère pourrait lui dire non. « J’ai un peu de difficulté à m’imaginer que ça pourrait être refusé, c’est un projet unique au Québec et même unique dans le monde et tous les spécialistes qui viennent me disent que c’est un projet extraordinaire », confie la propriétaire de la ferme d’émeus. Cette dernière prévoit avoir une réponse sous peu d’ailleurs et compte bien avoir des installations opérationnelles durant l’été qui s’en vient.