La moitié des installations septiques à refaire

La moitié des installations septiques à refaire

Deux ans après le début des analyses environnementales, environ 50 % des installations septiques des résidences bordant la Lac Nairn à Saint-Aimé-des-Lacs ont été déclarées non conformes aux normes en vigueur.

« Environ 60 propriétés ont été visitées l’an passé, et 60 autres cette année par le Groupe Hémisphères, qui est responsable des études. Nous avons débuté avec celles dont les installations septiques étaient plus anciennes. Près de la moitié ne correspondaient plus aux normes », affirme Claire Gagnon, mairesse de Saint-Aimé-des-Lacs. Elles ont donc dues être mises à niveau.

L’élue comprend que ces investissements peuvent rebuter certains propriétaires. « Nous sommes compréhensifs avec ces citoyens. Dans certains cas, nous avons accordé de délais. C’est important de collaborer tous ensemble dans ce dossier », poursuit-elle.

Environ 200 propriétés bordent le Lac Nairn. Elles feront toutes l’objet d’une étude environnementale par le Groupe Hémisphères. Cette dernière consiste à effectuer un carottage sur le terrain de la propriété. Par la suite, la composition de l’eau souterraine est analysée. Si des toxines sont détectées, l’installation septique est déclarée non conforme.

Les techniques utilisées par la firme ont fait l’objet de questionnement lors de la séance du conseil municipal mercredi le 3 octobre. « Ils prennent leur [échantillon] à cinq pieds du champ d’épuration. C’est normal qu’il soit contaminé. Pourquoi ne le prennent-ils pas près du lac ? », a lancé un citoyen, visiblement contrarié d’avoir reçu un avis de non-conformité. La mairesse l’a invité à en discuter avec l’inspecteur municipal, qui maîtrise très bien le dossier, assure-t-elle.

Les algues bleues toujours présentes

Les cyanobactéries, communément appelées algues bleues, ont été détectées dans le Lac Nairn cet été malgré les améliorations apportées. « C’est qui est encourageant, c’est qu’elles sont apparues au mois de septembre et octobre, plus tard que l’an passé », indique Claire Gagnon qui, rappelle que de multiples causes expliquent cette présence. Tant les produits ménagers, l’activité humaine, le déboisement que les castors peuvent être responsables du phénomène.

« La Lac Nairn, c’est le bijou de Saint-Aimé-des-Lacs. Tout le monde est conscient qu’il faut tout mettre en œuvre pour le protéger », conclue Claire Gagon.